Scénographie SMLXL

"SMLXL"


Le collectif Moebius a mis en scène et en musique cette 5e édition avec le défi d'interpréter cette notion de l'infiniment grand à l'infiniment petit. Il lui a paru alors évident de puiser l'inspiration dans le livre S, M, L, XL de l'un des plus célébres architectes de notre époque, Rem Koolhaas qui a su introduire magistralement cette question. 
L'échelle "spatiale" que Rem Koolhaas manipule à travers son ouvrage lui permet de distinguer les différentes formes de l'architecture en les catégorisant à travers son ouvrage lui permet de distinguer les différentes formes de l'architecture en les catégorisant à travers une codification vestimentaire. En partant de cette notion d'échelle qui relève plutôt d'une représentation spatiale (labo spatial SMLXL), l'objectif à travers les différents labos est de démontrer que cette échelle spatiale n'est pas la seule façon de représenter l'espace architectural mais qu'au contraire, d'autres échelles relèvent d'autres domaines et dépassent le champ propre de l'architecture : échelles de la temporalité, de l'appartenance religieuse, économique, culturelle, géographique, visuelle, sociale ou historique...
Ainsi, les échelles S, M, L, XL relèvent d'une ambuiguité car elles dépendent de l'échelle ou de la mesure que l'on adopte. De la même façon, la notion de "grandeur" ("Biguess"), que Rem Koolhaas énonce dans son livre New York Delire, "dépend" de la réalité imposée ou décidée dans laquelle on se situe. La notion de grandeur n'a pas la même signification métaphorique dans le traité de Vitruve, pour les architectes du XVIIIe siècle, pour Le Corbusier arrivant à Manhattan ou encore pour Rem Koolhaas construisant Eurolille : la notion du "grand" ne peut être détachée des conditions historiques et culturelles dans lesquelles elle advient.  Puisant dans cet univers de références qui va de l'oeuvre de Palladio à l'ouvrage S, M, L, XL de l'architecte Rem Koolhaas, le collectif Moebius a imaginé et conçu une trentaine de "labo's" ludiques et éphémères qui sont autant d'ateliers pédagogiques permettant d'expérimenter l'architecture à toutes les échelles. Toute l'école d'architecture de Nancy a été ainsi mise en scène de manière unique et surprenante pour proposer au public une journée exceptionnelle d'éducation artistique et culturelle. 
 

Mise en bouche de la mise en scène 

 
 

Autour du thème S, M, L, XL, le fil conducteur des ateliers fut un matériau qui donne une couleur, une ambiance ou encore une texture bien identifiable au sein des installations. Ce matériau, le carton alvéolé, possède de nombreux atouts : il est bon marché (comparé à d'autres matériaux comme le bois, le métal ou le plastique), écologique, recyclable, flexible, rigide, léger et autoportrait. Matériau chaleureux et contrastant avec les couleurs et matières déjà présentes au sein de l'école mais aussi très polyvalent, le carton alvéolé a été décliné dans différentes utilisations et sous différentes formes dans les containers du parvis, du hall, de la médiathèque et au sein des différents "labo's" afin de créer des lieux d'intervention.