* Lac de Retournemer, Vosges (88)
* Lac de Gérardmer, Vosges (88)
* Lac de Longemer, Vosges (88)
* La Seille, Arraye-et-Han (54)
* Le Madon, Mirecourt (88)
* Monts Saulcy, Moulins-Lès-Metz (57)
* Moselle Sauvage, Bainville-aux-miroirs (54)
* Porte Saint Georges, Nancy (54)

Une salle de classe dans une école primaire à Malzéville. Photo : B. Comtesse.











La crise sanitaire actuellement en cours, découlant de la diffusion à l'échelle mondiale de la maladie à coronavirus Covid-19, engendre de profondes évolutions dans les rapports que chacun entretient avec l'autre et avec l'espace. Comment, dans ce contexte, continuer à développer des liens de confiance et de sociabilité ? Comment repenser les espaces de l'enseignement, primaire, secondaire et supérieur ? Quelles évolutions des dispositifs spatiaux seraient susceptibles d'assurer tout à la fois la sécurité sanitaire et les besoins en matière de liens sociaux des élèves, des enseignants et des différents personnels engagés dans le domaine de l'enseignement ?
Ce projet propose ainsi dans un premier temps, de porter un regard rétrospectif sur l'histoire du mouvement hygiéniste qui, au cours des XIXe et XXe siècles, a eu une influence considérable sur l'urbanisme et l'architecture modernes ; il a également généré de nouveaux dispositifs spatiaux adaptés à l'enseignement et imaginés pour être optimaux en matière d'hygiène comme « les écoles de plein air ». L'analyse de tels dispositifs expérimentaux parfois sous-exploités ou oubliés nourrira les deux autres phases de la recherche.
Le second axe étudie les impacts socio-spatiaux contemporains de l'épidémie dans les milieux scolaires et les mécanismes d'adaptation mis en oeuvre par l'ensemble des acteurs de l'éducation : il s'agit d'observer et d'analyser les changements représentationnels et pratiques, à la fois sur le versant pédagogique et sur celui des sociabilités, dans le champ de l'éducation en contexte sanitaire épidémique. Il consiste ainsi en une vaste étude de terrain, permettant la collecte de données spatiales de type relevés architecturaux mais aussi sociales, grâce à l'observation in situ, à l'analyse des contextes et à la collecte des témoignages des acteurs. Une place importante est accordée au recueil de la parole des différentes catégories d'usagers.
Enfin, le troisième axe propose d'expérimenter des dispositifs spatiaux imaginés grâce aux observations issues des deux premières phases de recherche, grâce à une collaboration interdisciplinaire. Il s'agit donc de croiser les résultats des axes précédents pour identifier des situations sociales, spatiales et territoriales plus favorables que d'autres à la résilience, au développement de sociabilités (y compris en situation de crise), aux appropriations pédagogiques, ou encore qui tentent de proposer un rapport spécifique à la nature. Des configurations spatiales spécifiques sont alors proposées à l'expérimentation et mises en situation de test. La question principale qui sous-tend cette démarche est donc la suivante: comment concevoir des espaces de l'enseignement permettant de répondre aux enjeux sanitaires, sans renoncer aux enjeux de développement de la sociabilité et de soutenabilité des rapports à la nature?
Responsables du projet au LHAC :
Equipe de recherche :

Présentation du projet postdoctoral:
a. Constat scientifique à l'origine du projet:Depuis plusieurs années, le LHAC travaille sur les questions spécifiques posées par le Patrimoine Mondial; à travers ses expertises, notamment les dossiers de candidature pour le Havre et pour Metz, il apparaît qu'un des verrous «méthodologiques» réside dans la compétence à définir la valeur universelle exceptionnelle (VUE) d'un bien et à élaborer les plans de gestions correspondants. Ainsi la méthodologie déployée se présente-t-elle comme un enjeu de recherche. De fait, il existe des attentes de collectivités et de propriétaires en charge de biens inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial ou candidat à cette inscription. Par ailleurs, les compétences des bureaux d'études pour saisir ces nouveaux marchés sont encore très faibles.Tandis queles recherches liées au patrimoine mondial se concentrent aujourd'hui en grande partie sur la dimension touristiqueet les enjeux en termes de rayonnement et d'attractivité. Il existe cependant une lacune concernant la formation des acteurs de la filière patrimoine et la mise en place de méthodes de travail et de grilles d'analyse qui permettent de favoriser la constitution de candidatures au Patrimoine Mondial ainsi que la gestion des biens déjà inscrits. Dans ce contexte, la ville de Reims, qui possède quatre biens inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial, ne possède pas de plan de gestion et souhaite engager sa constitution en menant en parallèle une réflexion théorique qui pourra servir de modèle et ouvrir des perspectives pour les autres sites concernés.b. Le plan de gestion d'un bien inscrit au titre du Patrimoine Mondial: un document «projet» complexe rendu essentiel depuis peuSuite à la conférence des nations unies sur l'environnement humain deStockholm en juin 1972, une convention sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel a étéadoptée par la conférence générale de l'UNESCO, le 16 novembre. Depuis, de nombreux sites viennent enrichir chaque année la liste des biens dont la valeur universelle exceptionnelle est reconnue.Dans ce cadre, l'UNESCO demande de mettre en oeuvreun plan de gestion, qui permet aux villes de faire vivre ce patrimoine et d'en garantir la préservation. Les paragraphes 108 à 118 des «Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial» de juillet 2012 définissent plus en détail ces systèmes de gestion dont le but «est d'assurer la protection efficace du bien proposé pour inscription pour les générations actuelles et futures». Pour garantir la valeur universelle exceptionnelle des biens inscrits au patrimoine mondial, l'UNESCO demande à ce qu'une vigilance accrue soit apportée à la gestion et à la protection des biens concernés. La mise en place d'un plan de gestion, qui doit nécessairement se baser sur la définition de la valeur universelle exceptionnelle des biens concernés, est l'occasion d'une nouvelle étude permettant de questionner leur actualité. La loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de création, à l'architecture et au patrimoine insiste sur les trois notions de gestion, de protection et de mise en valeur d'un bien UNESCO, quiColloque, les 24 et 25 novembre à l'ENSA Nancy.


Les laboratoires LHAC (ENSA-Nancy), AMUP (ENSA-Strasbourg et INSA département Architecture Strasbourg) et 2L2S (Université de Lorraine) co-organisent le projet « Profession ? Architectes ». Il a pour objet d'analyser dans une perspective interdisciplinaire les pratiques des architectes en interrogeant leurs relations interprofessionnelles, « intraprofessionnelles » et pédagogiques.
Il se décompose en trois temps : un cycle de conférences - de janvier à mars 2021 - un colloque prévu les 24 et 25 novembre 2021 à l'ENSA Nancy - et une publication au sein d'un numéro des Cahiers du Lhac.
Pour revoir la conférence du 19 octobre 2021 : En quête d'habilitation, La diversité des usages de l'HMONP par les architectes diplômé.e.s d'État / Élise Macaire, Minna Nordström, Fabien Reix
Dans le cadre du projet " Profession ? Architectes", une série d'événements est organisée en amont du colloque, qui se tiendra les 24 et 25 novembre 2021, à l'école d'architecture de Nancy.
La parole sera donnée à différents spécialistes - sociologie de la profession, histoire de la profession, historien des sciences, docteur en sciences, etc. - au sein de deux conférences et une table ronde.
JOUR 1 / Mercredi 24 novembre 2021 :
Dans le cadre des réflexions menées par les membres de l'équipe Mutations, ces rencontres interdisciplinaires se veulent être un temps privilégié d'ouverture des études et des recherches en architecture aux données sociales, économiques, politiques, culturelles et écologiques contemporaines. Sans doute plus jamais, la question spatiale – architecturale, urbaine et territoriale – ne peut se passer d'intégrer l'actualité des connaissances constituées par l'ensemble des autres champs disciplinaires. C'est le point de départ de ce projet de rencontres, que les membres de l'équipe « Mutations » souhaitent organiser régulièrement dans le but de favoriser les échanges scientifiques interdisciplinaires, nécessaires au développement de la recherche en architecture. Au-delà des différents aspects de ces rencontres interdisciplinaires présentés ici, l'équipe Mutations souhaite insister sur deux enjeux majeurs. D'une part, cet événement vise à promouvoir une vision ouverte et consciente de la recherche et de la pratique architecturales, face aux grandes mutations écologiques, socio-économiques, politiques et culturelles en cours et à venir. D'autre part, ces rencontres proposent un temps fort pensé comme un état des lieux pluridisciplinaire des mutations contemporaines à destination d'un public large, tant d'étudiants, de chercheurs et d'enseignants que de praticiens. Cette connaissance des grands enjeux contemporains, qui ne sont pas directement appréhendés par les multiples acteurs de l'architecture, constitue désormais un prérequis nécessaire à une action éclairée. Les questions ainsi soulevées pourront alimenter et structurer l'émergence de recherches à l'articulation entre différents mondes ; comme celles des doctorats en entreprise d'architecture. Enfin, l'équipe espère que cet événement permettra de tisser de nouveaux liens avec des institutions universitaires extérieures, par le biais des différents invités accueillis.