Actualité école
Préfabrication et matériaux biosourcés : inventer une nouvelle écriture urbaine
MAR. 12 MAI / 18H

Architecte, Déchelette Architectures, Paris
AJAP 2023

Emmanuelle Déchelette est diplômée de l'ENSA Paris Val-de-Seine du domaine d'études écologie. Parallèlement à ses études, elle voyage et se forme dans les agences Lhoas & Lhoas à Bruxelles, Aboutblank à Istanbul, au monastère Matho Gompa au Ladakh où elle participe à l'extension d'un monastère Bouddhiste puis dans l'agence Pierre-Antoine Gatier, architecte en Chef des Monuments Historiques à Paris. En 2015, elle intègre l'équipe de Foster + Partners à Londres. De retour en France, elle complète sa formation par une année de formation en menuiserie au Lycée Technique Léonard de Vinci. Elle a enseigné l'initiation à l'architecture à l'École primaire Gutenberg dans le 15e arrondissement et est aujourd'hui marraine de l'école d'architecture pour enfant du CAUE.



Conférence 2025-2026
L'architecture face aux nouvelles ruines
MAR. 26 MAI / 18H
Docteur en histoire de l'architecture, professeur ENSA Paris-Est
Architecte urbaniste, atelier AFL Atelier Füzesséry Landauer, Paris

Nous sommes aujourd'hui confrontés à un paradoxe majeur : il faudrait construire un monde nouveau mais nous n'avons plus les moyens de le faire. Le changement climatique impose à lui seul une conception entièrement renouvelée du bâti ; l'élévation du niveau de la mer et l'augmentation des catastrophes naturelles exigent de repenser la position et l'organisation des établissements humains ; les limites planétaires appellent une réorganisation profonde du territoire et du construit. Seulement voilà : le monde, accablé par deux siècles d'intense production, a besoin de répit ; il ne peut accepter la démolition des existants et l'édification de nouvelles installations, lesquelles alourdiraient son bilan carbone et épuiseraient davantage ses ressources. Nous devons donc utiliser les situations déjà construites et non plus les étendre ou les remplacer.
Mais comment convertir des sols et des bâtiments dégradés — ruines potentielles ou avérées — en substrats d'un monde durable ? La plupart des artefacts au sein desquels nous évoluons ont en effet été construits au cours du dernier siècle ; à ce titre, ils sont très largement responsables des dérèglements écologiques que nous subissons aujourd'hui. Les maintenir ne peut s'envisager sans reconsidérer la capacité de ces mêmes artefacts à compenser des perturbations dont ils sont eux-mêmes la cause. Il ne suffit donc pas de substituer la transformation à la construction ; il nous revient également d'aborder les questions techniques et théoriques que pose aujourd'hui la réparation d'un héritage chargé — en quantité comme en désordre — avec lequel nous sommes désormais contraints de nous arranger.

Architecte, docteur en histoire de l'architecture et habilité à diriger les recherches (HDR), Paul Landauer est professeur à l'ENSA Paris-Est où il dirige la filière de master « Transformation ». Il est également chercheur à l'OCS. Il a publié de nombreux articles et livres, parmi lesquels L'invention du grand ensemble (Picard, 2010), L'architecture, la ville et la sécurité (PUF, 2010), Émile Aillaud, portrait d'architecte (éditions du Patrimoine, 2011), Post-Démolition (Park Books / Building Books, 2025) et Stock. Architectures de survie et de transmission (éditions du Pavillon de l'Arsenal, 2026). Il est commissaire de l'exposition « Stock » qui se déroule actuellement au Pavillon de l'Arsenal à Paris (du 15 avril au 28 juin 2026). Il exerce également une activité d'architecte-urbaniste au sein de l'atelier Landauer.Paul Landauer est architecte DPLG diplômé de l'école d'architecture de Nancy. Il a été également membre du laboratoire LHAC de l'ENSA Nancy. Actualité école
Tout semblait clair. Puis tout est devenu flou.
MAR. 7 AVRIL / 18H

Agence d'architecture et d'urbanisme Barrault Pressacco (Paris)

La construction s'inscrit traditionnellement dans un horizon de solidité et de permanence : elle engage des dispositifs matériels destinés à assurer la structure et la stabilité du bâtiment. Tant que l'on se situe dans ce champ, dominé par des logiques statiques et mesurables, la pensée constructive peut se déployer selon un rationalisme relativement assuré. Cependant, dès que l'attention se porte vers les domaines du « second oeuvre », cet édifice de certitudes se fragilise. Les enjeux de thermique et de confort notamment introduisent des paramètres moins objectivables, qui déplacent les critères d'évaluation et interrogent les fondements mêmes de la rationalité constructive. La description et le dessin des ouvrages, comme la tentative de représenter les phénomènes physiques et sensibles qui les traversent, ne peuvent alors plus prétendre à une stricte exactitude. Ils obligent à reconnaître une part irréductible de flou et d'incertitude. À la stabilité des savoirs techniques se superpose ainsi la variabilité des perceptions et des expériences, faisant de l'architecture non plus seulement une science de la matière, mais aussi une discipline de l'interprétation.


Fondée en 2009, l'agence Barrault Pressacco organise les interactions nécessaires entre des sujets aux échelles variées afin de construire collectivement une oeuvre actuelle et engagée. Enracinée dans les fondements théoriques de la discipline tout en restant attentive aux paradigmes qui la questionnent, sa production, internationale, s'articule autour de trois grandes catégories toutes interdépendantes : l'architecture, la recherche et l'enseignement. L'agence développe une méthode protéiforme et opportuniste, attentive aux acteurs et aux matières dans leurs dimensions culturelles, théoriques et constructives. Elle construit une méthode de production des connaissances depuis la pratique – et depuis le chantier en particulier – vers la recherche, puis vers la pratique de nouveau.Thibaut Barrault enseigne depuis 2007 à l'ENSA Paris Est, et a obtenu un poste de Maître de Conférence titulaire en 2021. Cyril Pressacco a enseigné entre 2007 et 2020 à l'ENSA Paris Est, puis depuis 2020 à l'ENSA Normandie. Il y a obtenu un poste de Maître de Conférence titulaire en 2023.La conscience du sol et du devenir architecture des ressources qu'il contient, l'équilibre nécessaire entre appartenance au contexte et autonomie de la forme, la mise en oeuvre des matériaux et l'ordre de leur assemblage, l'économie de moyens et le langage architectural qu'elle oblige, la nécessité du nouveau confronté au poids de l'histoire, sont certains des vecteurs de pensée qui cadrent notre pratique.




Actualité école
Les constructions paradoxales de Livio Vacchini
MER. 1er AVRIL / 18H
Architecte et théoricien


L'objectif de cette présentation est de revisiter le sens de l'oeuvre de Livio Vacchini en s'appuyant d'un côté sur la genèse des projets au travers des documents d'archives et, de l'autre, sur de nombreux témoignages de collaborateurs et collègues qui l'ont croisé. L'idée est de dégager le portrait intellectuel d'un protagoniste majeur de l'architecture du XXe siècle en l'inscrivant dans l'environnement culturel et architectural du Tessin à partir des années 1970. L'ambition est de renverser l'image monolithique de Vacchini en contrant l'idée selon laquelle ses édifices seraient, par leur aspect essentiel, voire schématique, la transcription ou la traduction d'idées ou de notions claires, ou le résultat de logiques constructives cohérentes. Les bâtiments de Vacchini apparaitront, bien au contraire comme des objets problématiques et paradoxaux dont l'évidence de la forme, telle qu'elle apparaît initialement, se dissout dès que commence l'expérience que nous en faisons.
Paolo Amaldi est professeur de théorie et projet à l'École nationale supérieure d'architecture Paris-Val de Seine. Il co-dirige le séminaire de doctorat « Temps et Projet », rattaché aux laboratoires de recherche EVCAU (Université Paris-Cité) et LéaV ( CY Cergy Paris Université). Il est visiting senior fellow auprès de l'Archivio del Moderno. Il a été chercheur résident invité au CCA (Centre canadien d'architecture), professeur associé à l'Udem (Université de Montréal) et professeur invité à l'Accademia di architettura de Mendrisio. Paolo Amaldi est auteur de livres et d'articles sur la pensée architecturale de la Renaissance au XXe siècle et sur les relations entre sciences et arts visuels. Parmi ses textes : Lo Sguardo che spazia (Mondadori, 2013) ; Architecture Profondeur Mouvement (Infolio, 2012) ; Espaces (La Villette, 2007). Paolo Amaldi est rédacteur en chef de la revue Faces. Il est associé du bureau Amaldi Neder, basé à Genève, dont la production, récompensée par de nombreux prix, est orientée vers les enjeux de valorisation patrimoniale en lien avec la question de l'habiter.
Actualité école
Une ville à hauteur d'enfants
MER. 4 MARS / 18h

Maître de conférences à l'Université de Lille,
Chercheur au CeRIES (Centre de recherche individus, épreuvres, sociétés).

Clément Rivière est maître de conférences en sociologie à l'Université de Lille, directeur adjoint du Centre de recherche « Individus, épreuves, sociétés » (CERIES) et corédacteur en chef de la revue Métropolitiques. Il publie en 2021 un ouvrage intitulé « Leurs enfants dans la ville. Enquête auprès de parents à Paris et à Milan » en rapport avec ce questionnement de la place de l'enfant dans nos villes.
Cette conférence est programmée dans le cadre de la présentation officielle de la collection « L'Architecture et ses mondes » dirigée par Jean-Marc Stébé et Cécile Fries aux Editions de l'Université de Lorraine (EDUL)Conférence 2025-2026
Être architecte et s’engager : Exercer, représenter, transformer la profession
MER. 11 FEV. 2026 / 18h

Architecte - Présidente de L'Unsfa (Union des Architectes)
Conférence programmée dans le cadre de la formation HMONP.
Ouverte au public.
Exercer la profession d'architecte, c'est déjà s'engager. Mais comment passer de la pratique individuelle à l'action collective ?Pour cette conférence, Laure-Anne Geoffroy Duprez proposera un regard sur l'engagement professionnel, la force du collectif et les leviers concrets pour faire évoluer la profession en évoquant notamment les questions de genre et d'égalité professionnelle.
Architecte DPLG, diplômée de l'école d'architecture de Paris Val de Seine en 2003, Laure-Anne Geoffroy Duprez fonde avec Matthieu Geoffroy en 2006 à Reims l'Agence Geoffroy Architectes qui travaille sur des opérations de programmes et d'échelles variés pour des maitre d'ouvrages tant privés que publics.Présidente de l'Union marnaise des Architectes en 2017 puis vice-présidente de l'Unsfa en 2018, elle occupe depuis janvier 2024 le poste de présidente de l'UNSFA, l'Union des Architectes, principale organisation représentative de la profession.Conférence 2025-2026
Conférence + exposition
MAR. 24 MARS / 18h

Ingénieur, corédacteur du Manifeste pour la frugalité heureuse et créative, membre du bureau de l'association Frugalité heureuse
Ingénieur - architecte, membre du Bureau d'études Switch (ingénierie, environnement, énergie)
Séance de dédicaces de l'ouvrage Ventilation naturelle, guide pratique et technique (éditions Eyrolles) en présence de la Librairie Didier

logements Square Delzieux à Saint-Nazaire
Pratiquée depuis près de 3000 ans, la ventilation naturelle a disparu dans le neuf, au profit de la VMC, dans le courant des années 70. Elle n'a cessé de se développer ces dernières années. Issue des architectures vernaculaires et des savoirs traditionnels les plus anciens, elle fonctionne uniquement grâce aux forces du climat, quand la ventilation mécanique repose entièrement sur la technologie. Avec des bâtiments de plus en plus étanches, il est aujourd'hui essentiel de choisir la bonne solution pour garantir qualité d'air, confort thermique et sobriété énergétique.
Sous sa forme contemporaine, elle peut remplir deux fonctions : l'aération hygiénique et le confort d'été. Il en existe de nombreuses typologies. La plus efficace est la ventilation traversante sous l'effet du vent. La ventilation naturelle par cheminée est créée par le tirage thermique. Une variante de cette dernière est la ventilation naturelle double flux avec récupération de chaleur.
Alain Bornarel est ingénieur de l'École centrale Paris. Il fonde le bureau d'études TRIBU en 1986, spécialisé sur l'approche développement durable des projets urbains et des bâtiments. En 2018 il co-écrit avec Dominique Gauzin-Müller et Philippe Madec le manifeste pour une frugalité heureuse et créative. Il cofonde l'ICEB (Institut pour la Conception Écoresponsable du Bâti), il reçoit en 2007 la médaille d'argent de l'Académie d'Architecture.
Formé comme ingénieur-architecte, Giampiero Ripanti débute en se créant une expérience variée dans la sphère de l'architecture. Il poursuit son parcours en acquérant des compétences transversales dans l'ingénierie de la structure, de la façade et de l'environnement en phases d'études… Aujourd'hui, il met à profit ces expériences comme référent chantier «Low Tech» notamment sur la ventilation naturelle double flux.
Exposition Ventilation naturelle, respirer sans machines
DU 9 AU 24 MARS / Hall d'exposition / Ecole d'architecture de Nancy

Conférence 2025-2026
Architecture climatique
MAR. 6 JAN. 2026 / 18h

Architecte - Maître de conférences titulaire ENSA-Versailles
Professeur à la Haute École d'art et de design de Genève

Philippe Rahm (né en 1967) est un architecte suisse diplômé de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne en 1993, docteur en architecture de l'Université de Paris-Saclay en 2019. Son agence d'architecture Philippe Rahm architectes est établie depuis 2008 à Paris.
> Médaille d'argent 2019 de l'Académie française d'Architecture
> Chevalier de l'Ordre du Mérite Culturel de Monaco.Son travail qui étend le champ de l'architecture entre le physiologique et le météorologique, a acquis une audience internationale dans le contexte du développement durable. Il a donné de très nombreuses conférences sur son travail notamment à Yale, au Beijing Forum, ETH Zurich ou l'Université de Melbourne. Philippe Rahm a été résident de la Villa Medicis à Rome en 2000.
Maître de conférences à l'ENSA Versailles et professeur à la Haute École d'art et de design de Genève (HEAD – Genève, HES-SO), il est l'auteur des ouvrages « Histoire naturelle de l'architecture » aux Éditions Points, « Le Style Anthropocène » chez Head-Publishing et la monographie « Climatic architecture » publiée à chez Actar en 2023. En 2025, il est co-commissaires des biennales d'Île-de-France et de Saint-Etienne.Repères biographiques

Actualité école
Un urbanisme radical pour une écologie profonde. Vers une culture des récits, des contre-projets, et des utopies ?
MAR. 4 NOV. / 18H

Paysagiste, urbaniste, géographe et politiste
Lauréat du Palmarès des Jeunes Urbanistes 2024
Atelier Le Vent se lève !

Dans un monde plongé dans une crise écologique systémique, la question de la place du praticien dans la société, qu'il soit architecte, paysagiste ou urbaniste, se pose. Cette recherche de sens induit de réfléchir sur plusieurs points qui touchent directement aux métiers de l'aménagement du territoire :
Le propos sera étayé par trois projets emblématiques de l'atelier.
Karim Lahiani est paysagiste, urbaniste, géographe et politiste diplômé de l'École nationale supérieure de paysage de Versailles, de l'Institut d'Urbanisme de Lyon et des Instituts d'études politiques de Paris et de Lyon. Lauréat des concours d'architecture Europan 16 et Europan 17, il fonde en 2022 son propre atelier à Toulouse, Le Vent se Lève ! qui se revendique d'une écologie profonde et radicale. Ses projets requestionnent nos pratiques d'aménagement et formulent une critique de la société thermo industrielle. Cette posture engagée se concrétise par une démarche qui replace les imaginaires et les utopies au coeur des dynamiques territoriales et des luttes écologiques, à l'image du projet Une Autre Voie, alternative à l'autoroute A69, ou des Gohards en Commun.s sur la ZAC contestée Doulon-Gohards à Nantes. Il est lauréat du Palmarès des Jeunes Urbanistes 2024, récompensé pour ces nouvelles pratiques de l'urbanisme et leur contribution au débat d'idée.

Actualité école
Il fera peut être beau demain ?
MER. 22 OCT. / 19h Métropole de Dijon

Architecte - atelier Hart Berteloot (Lille)
Maître de conférences à l'ENSAP de Lille

L'ARCHITECTURE, FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Les transformations actuelles de nos sociétés, les enjeux économiques, politiques et sociaux, la pression environnementale ou encore la mondialisation modifient profondément nos manières de comprendre, de représenter et de concevoir l'architecture aujourd'hui. Dans ce contexte d'incertitude, l'exercice du projet architectural nécessite de réinterroger nos outils, nos méthodes et nos rôles.
En tant que praticien mais aussi enseignant, Mathieu Berteloot considère l'ère de la transition comme point de départ d'une juste réflexion architecturale. Celle-ci, intègre la question de la transition écologique dans un cadre plus large, en abordant aussi bien la notion de tiers paysage que celle de tiers lieux, en explorant la question de l'hybridation programmatique ainsi que celle du commun. Et tout cela doit être mené en parallèle des transitions politiques, économiques et sociétales contemporaines.
Face au changement climatique, le projet d'architecture exige désormais une prise de position claire vis-à-vis de l'espace afin de préserver les ressources naturelles.

Mathieu Berteloot est architecte DPLG, diplômé de l'École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Lille. Après différentes expériences à Paris et en région, il co-fonde en 2010 l'atelier Hart Berteloot avec Heleen Hart. Cette collaboration fructueuse est marquée par une reconnaissance régulière, notamment en 2024 avec le prix AMO et le Prix D'Architectures 10+1 pour un petit troquet à Quesnoy-sur-Deûle, ainsi qu'en 2021 avec le Grand Prix D'Architectures 10+1 pour le pôle culturel et cinématographique de Marcq-en-Baroeul. Leur projet du conservatoire de musique et pôle culturel de Montataire a aussi été finaliste du prestigieux prix Mies Van der Rohe en 2019.Parallèlement à sa pratique professionnelle, Mathieu Berteloot s'implique dans des projets de recherche et d'exposition, collaborant avec des figures majeures telles que Rem Koolhaas lors de « Mutations » en 2000, ou encore avec Arc en Rêve pour l'exposition « Les usages du monde » en 2021. Ces expériences nourrissent une réflexion approfondie sur la transformation des territoires habités.Convaincu que la complexité territoriale, sociale et matérielle de ces espaces impose une approche sensible et respectueuse, Avec Heleen Hart, ils privilégient systématiquement la transformation de l'existant à la démolition. L'atelier Hart Berteloot s'est ainsi spécialisé dans la réhabilitation, la restauration, l'agrandissement, le changement d'affectation et le réemploi du déjà là. Qu'il s'agisse de bâtiments ordinaires ou monumentaux, anciens ou récents, reconnus ou anonymes, chaque construction est traitée avec une même attention rigoureuse : son histoire est minutieusement retracée, ses potentialités pour l'usage, la structure et l'écriture architecturale soigneusement évaluées.Depuis 2009, en parallèle des projets construits, Mathieu Berteloot est maître de conférences à l'ENSAP Lille, où il co-dirige avec Véronique Patteeuw le Studio Spolia. Cet atelier de projets s'attache à explorer les enjeux de la transformation du « déjà-là » face aux défis posés par le changement climatique, poursuivant ainsi son engagement pour une architecture responsable et respectueuse des héritages.
Actualité école
Christian Devillers : le projet urbain en héritage
MAR. 14 OCT. / 18H

Architecte-urbaniste
Directeur général de l'agence D&A (Paris)

Aux origines de l'agence D&A, l'Atelier d'Urbanisme et d'Architecture fondé dans les années 60 a été un laboratoire sans équivalent : première grande agence pluridisciplinaire française, il rassemblait architectes, urbanistes, historien, paysagistes, ingénieurs, sociologues et économistes. Parmi eux, des figures comme Paul Chemetov, Bernard Huet, Michel Corajoud, Alexandre Chemetoff ou encore Henri Raymond, tous réunis dans une approche collective du projet. L'atelier incarnait un manifeste : croiser les savoirs, ouvrir l'atelier, fabriquer du commun.
Christian Devillers y est entré en 1974. Nourri d'histoire, de géographie, de sociologie et de sciences techniques, il a développé rapidement une pensée critique du projet. Contre « la posture d'architecte-artiste héritée des Beaux-Arts », il revendique celle d'un artisan de la transformation urbaine et, contre le geste isolé, il promeut la transversalité.
Élaborée par Devillers dans les années 1970 comme alternative critique à l'urbanisme réglementaire, la notion de projet urbain prend racine dans un article fondateur publié en 1976 dans L'Architecture d'Aujourd'hui (n°187) sous le pseudonyme Alfred Max. Intitulé Pour un projet de forme urbaine, ce texte ne se contente pas d'introduire un vocabulaire inédit : il inaugure une nouvelle manière de penser et de conduire la transformation des villes.
La pensée de Christian Devillers s'est construite dans une dialectique constante entre théorie et pratique. Dès les années 1970, il affirme une posture d'architecte-chercheur : ni maître d'oeuvre isolé, ni théoricien détaché du terrain, mais praticien critique, engagé dans la transformation des territoires à partir de l'observation du réel.

Sébastien Ludwig est architecte-urbaniste et Directeur Général de l'agence D&A (Devillers & Associés). Ancien élève de l'école nationale supérieure d'architecture de Nancy, il y a été formé au début des années 2000 au projet urbain par André Vaxelaire et Marc Verdier, dans une école où enseignait également Christian Devillers, fondateur de l'agence et théoricien de ce concept.
Actualité école
L’architecture ou l’art de transformer le réel
MAR. 7 OCT. / 18H

Architecte-urbaniste
Professeur à l'école nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville
Grand Prix National d'Architecture 2022

La transformation demeure un acte de foi en l'avenir. Elle offre la possibilité d'une création architecturale, urbaine et paysagère unique parce que partant d'un substrat spécifique, mémoire matérielle et immatérielle des lieux formant l'essence même du renouvellement d'un site. Œuvre unique et oeuvre ouverte à la fois, fruit d'auteurs successifs, que les usages revisitent sans cesse.
Philippe Prost est architecte-urbaniste et enseigne à l'école nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville. Penseur de la transformation de l'existant il est lauréat du Grand Prix National de l'Architecture en 2022 récompensant ses réalisations qui témoignent de l'alliance entre patrimoine et Actualité école
Le dessin comme pensée dépliée
VEN. 19 SEPT. / 16h30

Peintre, graveur et dessinateur
Enseignant à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris
Maitre de conférences ATR à l'Ecole d'Architecture de Paris-Belleville
Membre du collectif La main de L'Architecte.
"Les carnets de dessin sont mes moissons du réel, ce sont aussi des champs où la pensée s'articule et se déploie, avec ses hypothèses et ses ratures.Ouvrir ces carnets, où s'agencent les préambules et les alternatives de mes peintures, c'est redécouvrir leurs matrices et leurs espoirs.
Parfois la page s'émancipe, elle se détache de son intention (de son dessein) et le dessin de son motif, ouvrant d'autres perspectives. Parfois l'accident, heureux ou malheureux, la dévie de sa trajectoire, parfois elle échoue. Les carnets sont aussi des ressources pédagogiques, des terrains d'essais, des mises au clair de problèmes de représentation, de cadrages, devenus trop épineux. Ce sont aussi des refuges où la réflexion s'élabore, où la décision se mûrit, où le réel devient intelligible."



Conférence 2025-2026
Édifier une architecture terrestre. De la main à la matérialité
JEU. 2 OCT. / 18h30

Chevalier des Arts et des Lettres 2017
Global Award for sustainable achitecture 2025
Grande médaille d'or de l'Académie d'Architecture 2024

Aujourd'hui, l'effritement des pratiques constructives est bien là.
L'anonymisation de la fabrique de la quotidienneté dans les sociétés industrialisées est à l'oeuvre, dans les usages et procédés constructifs, même «durables» ou issus de la «nature». Et pourtant, des gestes édificateurs persistent et peuvent se maintenir parfois au profit d'une juste mesure qui n'oublie pas de veiller sur les vivants, nos alliés.
Salima Naji compte parmi les 100 women architects in practice repérées par le RIBA (Royal Institute of British Architects) en 2023 ainsi que tout dernièrement avec The Bloomsbury Global Encyclopedia of Women in Architecture (1960–2020) paru en 2025.
Présentation du projet lauréat de Salima Naji : Centre d'Interprétation du Patrimoine de Tiznit, rénovée contient un théâtre en plein air, achevé en 2008, ainsi que le Centre d'Interprétation du Patrimoine, constitué d'une structure en béton et de murs en terre.