Prix de l'Académie de Stanislas

Le Prix d'architecture 2026 sera annoncé
le 12 novembre à l'école d'architecture de Nancy

Depuis de nombreuses année, l'Académie de Stanislas attribue son prix d'architecture à une ou un diplômé de l'école d'architecture de Nancy pour récompenser la qualité de son projet de fin d'études (PFE). La première sélection revient aux enseignants responsables d'ateliers de projets de l'école qui présentent un ou diplômé de leur atelier en motivant leur choix par écrit au jury final composé d'académiciens et de représentants du parteneraire de ce temps fort pour l'école d'architecture de Nancy,  Meurthe-et-Moselle Habitat (mmH), organisme de logement social départemental.
Site de l'académie de Stanislas - Lauréats Prix d'architecture


Le jury se réunira le 12 novembre 2026 à l'école d'architecture de Nancy pour auditionner les étudiants et étudiantes sélectionnés par les enseignants de leurs ateliers de projets. Voici la sélection 2026 des projets de fin d'études qui ont été soutenus pour l'année universitaire 2025/2026 à l'issue de la 2e année de cycle master. Cette sélection fait l'objet d'une exposition à l'école tout au long du mois de novembre 2026.

 

L'héritage minier de Crusnes (54) au fondement d'un nouveau vivre-ensemble : Réactiver une centralité locale sur le carreau de la mine

Projet de fin d'études d'Alicia Allou
Domaine Architecture Histoire Patrimoine (AHP)
Enseignants : Aurélie Husson, Nicolas Beyret
Atelier Restaurer, reconvertir et transformer
Crusnes est une petite commune de 1 600 habitants située au nord du département de la Meurthe-et-Moselle (54) dans le Pays-Haut lorrain. Comme de nombreuses communes de la région, Crusnes a été profondément marquée par l'essor de l'industrie minière et sidérurgique. À partir de la seconde moitié du XXe siècle, le déclin progressif de l'activité minière a entraîné la fermeture des sites d'exploitation et une reconversion difficile de la région. Aujourd'hui, Crusnes conserve les traces de ce passé industriel, notamment à travers son ancien site minier et son patrimoine bâti. La région s'est progressivement réorientée vers une économie transfrontalière marquée par l'offre attractive du marché du travail luxembourgeois. Le développement de l'emploi frontalier a transformé la commune en espace résidentiel et modifié le mode de vie local avec une logique de ville dortoir et des déplacements pendulaires. Dans ce contexte, on observe une pression immobilière croissante avec une hausse des prix de l'habitat. Les infrastructures routières sont également très sollicitées en raison des flux quotidiens de travailleurs frontaliers. L'objectif du projet de fin d'études d'Alicia  consiste alors à requestionner ces lieux qui sont de forts témoins du passé minier, interroger les  usages afin de les adapter aux exigences actuelles et imaginer comment un ancien territoire productif devenu territoire résidentiel peut retrouver une centralité locale et des lieux de sociabilité.
 
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Et si l'on ne démolissait pas ? 

Projet de fin d'études de Zineb Zermani
Atelier Architecture Théorie Critique (ATC)
Enseignants : Sylvain Sabau, Xavier Le Clerre,
Atelier Domus Lab
La démolition est-elle une fatalité ? Cette question est à l'origine du projet de fin d'études de Zineb Zermani. Elle s'inscrit à la fois dans une expérience personnelle et dans une réflexion menée autour du quartier des Coteaux à Mulhouse (68), aujourd'hui engagé dans un vaste programme de renouvellement urbain porté par l'ANRU dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU).
Ce quartier de grands ensembles où a grandi Zineb, construit dans les années 1960 dans le cadre des politiques de ZUP, fait aujourd'hui l'objet d'une transformation profonde. Le NPNRU prévoit en effet des démolitions importantes, une recomposition du tissu urbain et une redéfinition globale du fonctionnement du quartier.
Si la copropriété connaît aujourd'hui une situation critique sur le plan économique et organisationnel, son état physique demeure globalement satisfaisant. Les logements encore occupés témoignent d'un investissement important de leurs habitants : appartements rénovés, cuisines refaites, espaces de vie. entretenus. Les parties communes, bien que marquées par le temps et les difficultés de gestion accumulées au fil des années, restent fonctionnelles et appropriées. Ainsi, le principal problème des Peupliers Nations n'est pas celui d'un bâti vétuste ou inhabitable, mais celui d'un modèle de gestion progressivement fragilisé par des difficultés financières. Cette situation a conduit à considérer la démolition comme l'unique solution possible.
Le projet de Zineb constitue un contre-projet à la démolition, fondé sur la conviction que les qualités spatiales, constructives et urbaines du site représentent encore aujourd'hui une ressource précieuse. L'objectif n'est pas de reconstruire un nouveau quartier à partir d'une page blanche, mais de s'appuyer sur les qualités existantes pour imaginer une seconde vie pour la copropriété et pour les espaces qui l'entourent.
 
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La Bourgogne au-delà du vignoble : accompagner la transition d'un territoire viticole

Projet de fin d'études de Lilou Gehin
Domaine Architecture Villes et Territoire (AVT)
Enseignants : Marc Verdier, Agnès Hausermann
Le projet de fin d'études de Lilou Géhin s'inscrit dans la continuité de son mémoire de fin d'études consacré aux zones d'activités économiques du sillon viticole bourguignon. Elle y avait mis en évidence un paradoxe territorial fort : au sein d'un paysage viticole parmi les plus valorisés au monde, reconnu pour ses terroirs, ses savoir-faire et la qualité de ses formes paysagères, se déploie en parallèle une autre réalité, plus discrète, plus ordinaire, souvent reléguée à l'arrière-plan : celle des zones d'activités économiques.
La robustesse d'un territoire ne repose-t-elle pas avant tout sur sa capacité à diversifier ses ressources, ses pratiques et ses acteurs ? À travers les marges du vignoble bourguignon, ce projet explore la possibilité d'un nouveau récit territorial où la coopération avec le vivant, la complémentarité des filières et la médiation deviennent les leviers d'une transition
choisie plutôt que subie. Les réflexions de Lilou trouvent leur ancrage dans la ZAE Beaune-Savigny, située au croisement des paysages et des filières qui façonnent discrètement le territoire beaunois. À l'image de ce modèle spécialisé dont elle est issue, elle devient le support d'une nouvelle dynamique de coopération entre les acteurs du territoire.
 
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Carnot : La vie sous la place

Projet de fin d'études de Grégory Mike Kouam
Domaine Architecture Théorie Critique (ATC)
Enseignant : Nicolas Depoutot, Romain Crozetière
Atelier Architecture des lieux, lieux d'architecture
Le projet de fin d'études de Grégory Mike Kouam porte sur la (ré)activation de la place Carnot à Nancy (54)  à travers la reconversion complète du parking souterrain. À la suite d'un postulat volontaire — la délocalisation du stationnement automobile en périphérie, laissant libre une infrastructure souterraine entière — la question posée est celle de la manière dont un espace enterré peut devenir un lieu habité, traversant, lumineux et urbain, tout en renvoyant un souffle nouveau sur l'espace public en surface. Il s'agit donc d'explorer la capacité d'un espace aujourd'hui souterrain à accueillir des usages collectifs et à reconnecter la place à son bord bâti - aujourd'hui dissociés par une voie routière - et à la ville. Le projet interroge la relation entre surface et sous-sol, sol et profondeur, ville visible et ville cachée.
Le programme proposé se déploie avant tout dans le sous-sol, transformé en un ensemble d'espaces publics et semi-publics organisés autour d'un grand système de gradins traversants qui procurent lumière, lien et orientation.
Le projet vise à proposer des usages adaptés au tissu urbain dense de l'hypercentre nancéien : solutions de stockage pour les riverains, ateliers, salles d'activité, espaces de convivialité et de culture ; autant d'éléments susceptibles de répondre aux pratiques  et aux besoins des nancéiens.
 
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Le groupe scolaire de Kuttolsheim (67) - Et si on voyait les choses autrement ? Entre nature et architecture : le récit d'une école au fil de l'eau

Projet de fin d'études de Tiffanie Boshart
Domaine Architecture Ingénierie Environnement (AIE)
Enseignants : Caroline Leloup, Marc De Fouquet
Atelier architecture frugale et créative III
Pour son projet de fin d'études, Tiffanie Boshart a souhaité se confronter à un exercice pratiqué par les architectes en agence, celui de répondre à un concours de maîtrise d'oeuvre public dans un territoire qui leur est parfois totalement inconnu. Kuttolsheim, une commune alsacienne, projette de concevoir un groupe scolaire sur un site en entrée de village, un sol agricole actuellement cultivé... Une pratique bien courante des villages qui «grignotent» des sols fertiles pour s'étendre. Mais cela tend à évoluer grâce à la loi ZAN qui vise à lutter contre cette imperméabilisation des sols.
A l'étude de ce projet, Tiffanie s'interroge sur l'évolution du bâtiment scolaire, et réfléchit à la manière dont l'architecture peut contribuer à accompagner une transformation profonde de notre rapport au territoire, aux ressources et au vivant. Dans le contexte du changement climatique qui s'accélère, l'école doit changer, évoluer, s'adapter. Trois mots qui indiquent qu'il est important de comprendre ce qui peut réellement se transformer.
 
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Vers une spiritualité forestière : avenir du temple bouddhiste zen de la Gendronnière

Projet de fin d'études d'Antoine Wang-Genh Parra
Domaine Architecture Théorie Critique (ATC)
Enseignants : Emeline Curien, Hervé Gaff
Atelier Mutations face aux réalités contemporaines
En 1979, l'Association Zen Internationale acquiert le domaine de la Gendronnière : un château du XIXe siècle sur la commune de Valaire, près de Blois, entouré de quatre-vingts hectares de forêts, de prairies et d'étangs. Le Temple Zen de La Gendronnière naît, premier et plus grand temple zen d'Europe. Les bâtiments construits dans les années 1980 sont aujourd'hui inadaptés aux réglementations thermiques et aux normes
de sécurité. Le potager, qui assurait autrefois jusqu'à 30 % de l'autonomie alimentaire du temple, a été abandonné pendant six ans faute de main d'oeuvre disponible. Le système de lagunage des eaux usées est défaillant.
Le projet Gendronnière 2035 engagé par les acteurs du site développe trois axes, bâtir une communauté monastique stable, continuer les projets liés à l'autosuffisance énergétique et alimentaire du domaine, puis rénover et construire des bâtiments. Ce projet est nécessaire. Il répond à des besoins réels et urgents.  Mais il regarde vers l'intérieur. Il pense la communauté. Il ne pense pas le territoire ni à comment rayonner. Ainsi, le projet de fin d'études d'Antoine souhaite se mettre en parallèle de cette vision, proposer la partie manquante du projet engagé tout en conservant la direction prise. Son projet de fin d'études explore la résonance entre la pensée critique contemporaine de l'écologie politique et la philosophie de la tradition zen, non pour spiritualiser le projet, mais pour reconnaître que deux mouvements, l'un politique, l'autre spirituel, convergent vers une même proposition : l'être humain n'est pas séparé de la nature, il est nature.
 
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Entre masse et porosité, habiter le plein

Projet de fin d'études de Cléa Carpentier
Domaine Architecture Ingénierie Environnement (AIE)
Enseignants : Sébastien Rinckel, Rémi Rouyer
Atelier L'art de bâtir, l'art d'habiter
Le projet de fin d'études de Cléa Carpentier puise son origine dans une réflexion amorcée précédemment, autour de la question de la masse, développée à partir de l'ancienne imprimerie du site étudié. Aujourd'hui, cette réflexion investit l'ensemble de l'îlot, à travers des murs en pisé : le dispositif fondateur. S'étirant dans la profondeur de l'îlot, ils préservent la porosité du site, effacent les limites entre rue et intérieur d'îlot, créent de nouvelles traversées et de nouveaux usages. Le projet développe un ensemble de 50 logements.
Chaque logement prend appui sur un mur en pisé et vient y creuser, permettant d'habiter la masse. Les larges surfaces vitrées placent l'habitat dans une tension entre masse et légèreté.
Le mur devient une armature habitée, assurant les continuités. Il n'est plus une limite, il devient un lieu habité. La rue des Cosaques à Verdun acquiert une nouvelle identité. Elle s'ouvre sur le coeur de son îlot et sur le paysage. Le projet propose une manière d'habiter la masse, mêlant épaisseur, porosité et légèreté.
 
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