Vers une spiritualité forestière : avenir du temple bouddhiste zen de la Gendronnière
Projet de fin d'études d'Antoine Wang-Genh ParraDomaine Architecture Théorie Critique (ATC)
Enseignants : Emeline Curien, Hervé Gaff
Atelier Mutations face aux réalités contemporainesEn 1979, l'Association Zen Internationale acquiert le domaine de la Gendronnière : un château du XIX
e siècle sur la commune de Valaire, près de Blois, entouré de quatre-vingts hectares de forêts, de prairies et d'étangs. Le Temple Zen de La Gendronnière naît, premier et plus grand temple zen d'Europe. Les bâtiments construits dans les années 1980 sont aujourd'hui inadaptés aux réglementations thermiques et aux normes
de sécurité. Le potager, qui assurait autrefois jusqu'à 30 % de l'autonomie alimentaire du temple, a été abandonné pendant six ans faute de main d'oeuvre disponible. Le système de lagunage des eaux usées est défaillant.
Le projet Gendronnière 2035 engagé par les acteurs du site développe trois axes, bâtir une communauté monastique stable, continuer les projets liés à l'autosuffisance énergétique et alimentaire du domaine, puis rénover et construire des bâtiments. Ce projet est nécessaire. Il répond à des besoins réels et urgents. Mais il regarde vers l'intérieur. Il pense la communauté. Il ne pense pas le territoire ni à comment rayonner. Ainsi, le projet de fin d'études d'Antoine souhaite se mettre en parallèle de cette vision, proposer la partie manquante du projet engagé tout en conservant la direction prise. Son projet de fin d'études explore la résonance entre la pensée critique contemporaine de l'écologie politique et la philosophie de la tradition zen, non pour spiritualiser le projet, mais pour reconnaître que deux mouvements, l'un politique, l'autre spirituel, convergent vers une même proposition : l'être humain n'est pas séparé de la nature, il est nature.