Nouvelles ruralités

Nouvelles ruralités



 

Chaire Nouvelles ruralités – Architecture et milieux vivants

Présentation

Aujourd'hui, la ruralité, dans ses dimensions territoriales, sociétales et économiques, est une problématique devenue prioritaire. La montée en puissance des enjeux liés à ces territoires spécifiques, la mise en place des programmes et outils nationaux (ANCT, rapport « 200 propositions pour la ruralité », politiques publiques..) et les nécessités de transition ou adaptation aux réalités climatiques (alimentation, énergie, mobilités, habitat) mettent en avant le rôle et les équilibres nouveaux à trouver entre métropoles et territoires ruraux.

La chaire partenariale d'enseignement et de recherche Nouvelles ruralités - Architecture et milieux vivants a pour ambition, dans une approche pluridisciplinaire, d'apporter des éléments de compréhension et de proposer des concepts innovants, dans une logique de transition écologique et sociétale. Imaginons le monde rural en 2050.

Toute une série de questions en découle : Comment se renouvelle l'imaginaire collectif de la campagne ? Comment s'organise le territoire, en relation avec les villes et les métropoles ? Quelles implications en termes de modes de vies, d'habiter, de faire, de fonctionnement ? Quelles conséquences sur notre relation au travail ? Quelles nouvelles économies s'inventent ou se réinventent ? Comment penser la solidarité, qu'elle soit humaine, écologique et territoriale ? Quel rôle tient le monde rural en matière de gestion écologique et de production de ressources dans un monde en déséquilibre ? En un mot, comment mettre le territoire rural, lieu d'expérimentations et d'innovations, au premier plan, au même titre que le territoire urbain ?

Depuis 15 ans, l'école nationale supérieure d'architecture de Nancy mène une démarche à la fois scientifique et de terrain qui a associé dès le départ des territoires d'expérimentation et de projet, les Parcs naturels régionaux, puis d'autres écoles d'architecture, de paysage, d'agronomie et les écoles liées aux milieux naturels.

Le portage de la Chaire par les trois Ecoles d'Enseignement Supérieur (ENSAIA, AgroParisTech et Ensa Nancy) exprime la solidité scientifique de la démarche et sa parfaite adaptation aux grands enjeux sociétaux et environnementaux qui s'imposent, en s'appuyant à la fois sur les outils et méthodes développés dans leurs cycles Master et les travaux de recherche développés dans leurs laboratoires.

Ces partenariats fondés également sur l'engagement des réseaux de territoires (PNR, CAUE, FNAU…) constituent le point clé de la recherche de partenariats d'entreprises (alimentation, énergie, mobilités…).

A partir de cette expérience, la chaire partenariale Nouvelles ruralités - Architecture et milieux vivants vise à diversifier ses actions et à élargir le panel des partenaires, qu'ils soient issus du milieu universitaire, économique ou, territorial. Elle se veut un lieu de réflexion où les acteurs privés et publics peuvent se rencontrer, échanger et innover. Elle s'adresse à un public diversifié : enseignants-chercheurs, étudiants, professionnels socio-économiques, spécialistes de l'ingénierie territoriale et élus, en affirmant un double enjeu : transmettre des savoirs et fédérer les acteurs.

L'intelligence globale de la chaire consiste à valoriser les travaux issus de l'enseignement et de la recherche, réalisés en lien avec les territoires, afin d'offrir à tous des outils, des méthodes et des réflexions permettant d'expérimenter, promouvoir et mettre en oeuvre un paysage et un urbanisme rural post-carbone. Il s'agit également de travailler avec des partenaires économiques afin de comprendre et mieux intégrer leurs problématiques.

Ce laboratoire d'idées prospectif, sur l'avenir et le développement de la ruralité, propose des solutions architecturales et urbaines novatrices sur diverses thématiques. Cette démarche expérimentale permet d'identifier des questions de recherche et d'innovation inédites sur des thématiques peu ou pas exploitées au sein de nos territoires ruraux.


 

En résumé, la Chaire Nouvelles ruralités – Architecture et milieux vivants est :

  • Une interface entre différents mondes, universitaires – territoriaux – économiques
  • Un réseau entre étudiants, enseignants-chercheurs, élus et professionnels du territoire
  • Un lieu de réflexion où les acteurs privés et publics peuvent se rencontrer, échanger et innover
  • Un lieu de recherche axé sur l'adaptation de nos territoires, et donc de nos métiers face au dérèglement climatique
  • Un lieu de transmission des savoirs grâce à un projet pédagogique ouvert aux étudiants, élus et professionnels
  • Un lieu de diffusion et de valorisation à travers l'organisation de séminaires, colloques ou visites, ainsi que des conférences grand public.
 
Chaire "Nouvelles ruralités - architecture et milieux vivants" :
Gwenaelle Zunino / gwenaelle.zunino @ nancy.archi.fr
Marc Verdier / marc.verdier @ nancy.archi.fr
 

Liens vers partenaires :

Instagram Hors-les-Murs 16

L'atelier Hors-les-Murs 2021 de Master 1 de l'Ensa Nancy raconté en direct par les étudiants.

Instagram Hors-les-Murs 15

L'atelier Hors-les-Murs 2020 de Master1 de l'Ensa Nancy raconté en direct par les étudiants

Instagram Hors-les-Murs 14

L'atelier Hors-les-Murs 2019 de Master1 de l'Ensa Nancy raconté en direct par les étudiants


Fédération des Parcs naturels régionaux

Master Ensaia

AgroParisTech

ERPS – Espace rural – Projet spatial Réseau de recherche scientifique

Actualités diverses

Atelier territoire / Hors les murs

Atelier territoire / Hors les murs



Accueil d'étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy, dans le cadre d'un atelier territorial "hors les murs".


Billet rédigé par le groupe d'étudiants de Master 1 de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy


Étudiants à l'École d'Architecture de Nancy, dans le cadre d'un atelier de projet "hors les murs" s'intéressant à la dimension urbaine du métier d'architecte, nous avons passé une semaine dans le Parc Naturel Régional de la Haute-Chevreuse dans le but de mener une étude sur la ville du Mesnil-Saint-Denis. Cette commune se trouve en situation d'articulation entre la ville nouvelle de St Quentin en Yvelines et un vaste plateau agricole.
 
Dans le cadre de cette semaine de terrain, accompagnés de Marion Doubre (paysagiste du parc) et de Jennifer Bureau (chargée du patrimoine du parc), nous avons été amenés à visiter la bergerie de Villarceaux, guidés par Baptiste Sanson et Héloïse Boureau. Une telle visite pourrait paraitre anecdotique pour des étudiants issus d'une école d'architecture, cependant l'architecture est indissociable du territoire dans lequel elle s'inscrit, et le domaine agricole permet un parallèle avec l'urbanisme.

L'histoire des territoires agricoles qui nous a été expliquée nous a permis de comprendre la trame paysagère engendrée par celle-ci, et son évolution : parcelles plus étroites donc différentes cultures, plantation d'arbres et de haies…  
Nous avons également découvert une agriculture multifonctionnelle qui peut facilement être mise en lien avec le domaine de l'urbanisme où il ne s'agit plus de faire de zonage mais d'avantage de mixer les fonctions et usages au sein d'un même lieu.
 
Il nous a été offert d'en apprendre plus sur la ferme expérimentale, autour du développement durable, et de comprendre qu'au même titre, l'urbanisme doit expérimenter : inventer de nouvelles manières d'habiter, de construire en adaptant les modes de vies au territoire.
  
Au-delà de l'aspect « agricole » de la visite, nous avons pu apprécier le souci du respect de l'environnement lors de la réhabilitation de la bergerie : utilisation de panneaux photovoltaïques, récupération des eaux pluviales, réutilisation des arbres du domaine en bois de chauffage, phyto-épuration, et éco-matériaux de construction.
  
En conclusion, agriculture, urbanisme et architecture sont à penser ensemble pour créer le paysage d'aujourd'hui mais surtout de demain.
  
Nous tenons à remercier l'équipe pour son accueil chaleureux et sa visite accompagnée d'explications précises sur la mutation engagée du système agricole.

Actualité école

« Petites lignes » ferroviaires, des infrastructures recyclables

Une exploration

« Petites lignes » ferroviaires, des infrastructures recyclables


Ouvrage dirigé par Alain Guez

Les « petites lignes » ferroviaires sont aujourd'hui une des voies pour penser
les pratiques et la vie dans les territoires. C'est cette possibilité qui est explorée ici à travers des travaux prospectifs et rétrospectifs ancrés dans le présent.


Différentes propositions de recyclage de ces infrastructures ont été testées dans le cadre d'ateliers de projet. Des situations contrastées ont été mises en perspective, toujours en lien avec un milieu, dans une approche articulant systématiquement différentes échelles d'espace et de temps. Des propositions concrètes et les réflexions qui les discutent sont réunies dans ce livre afin d'alimenter un débat nécessaire sur cet héritage actualisable dans un nouveau cycle ferroviaire et territorial.

Contributions de Karen Bowie, Vincent Bradel, Pierre Desriscourt de Lanux, Alain Guez, Dominique Laousse, Mathias Rollot, Marc Verdier et les étudiants de Master 2 des années universitaires 2018-2020 du Domaine d'études Architecture, Villes, Territoires de l'Ens d'architecture de Nancy.

Présentation de l'ouvrage

architecture / urbanisme / sciences humaines
23, impasse Mousset • 75012 Paris • tél. 01 44 74 04 01 •
editions-recherches@wanadoo.fr
www.editions-recherches.com
 

 

Actualité Recherche

Conférence / Chaire de recherche Nouvelles Ruralités

Ruralités en transitions, des pratiques et des métiers en question.

30 OCT. 2021

Conférence / Chaire de recherche Nouvelles Ruralités

RURALITÉS EN TRANSITIONS
des pratiques et des métiers en question
MARC BENOÎT

Agronome, directeur de recherche à l'INRAE,enseignant associé à l'ENSAIA

Marc Benoit est agronome, chercheur à INRAE, à l'unité Aster à Mirecourt. Ses recherches portent depuis 1982 sur la préservation des ressources naturelles par les systèmes agraires, avec une attention particulière aux ressources en eau et à la biodiversité. Ses deux objets de recherche principaux sont donc les paysages et les pratiques agricoles, pour construire des scénarios territoriaux de transition écologique avec les acteurs de ces territoires à enjeux environnementaux. Il est engagé dans quatre associations : l'association française d'agronomie, la Vigie de l'eau, le Centre d'Ecodéveloppement de Villarceaux, et le collectif des Paysages de l'Après Pétrole.   
 

MARIEKE BLONDET

Anthropologue sociale, responsable du Forest Inn Lab, enseignante-chercheuse à AgroParisTech Nancy

Marieke Blondet est anthropologue sociale, elle est enseignante-chercheuse à AgroParisTech centre de Nancy où l'on forme les ingénieurs forestiers et des gestionnaires des milieux naturels. Elle est aussi membre associé de l'UMR Eco-anthropologie du Muséum national d'histoire naturelle. Ses recherches portent sur la relation de l'homme à la nature, sur la participation des populations locales aux politiques et projets de protection de la nature, sur la manière dont se met en place la transition écologique dans les territoires et ce qu'en font les acteurs et enfin sur la relation des forestiers à la société. Elle est aussi en charge d'un tiers lieux de co-construction de l'innovation autour des enjeux forestiers, le Forest' InnLab.  
 

MARC VERDIER

Architecte-urbaniste, maître de conférences à l'Ecole d'architecture de Nancy, directeur du CAUE 54

Marc Verdier est Architecte-Urbaniste, enseignant-chercheur à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy. Il est également Directeur du CAUE de la Meurthe et Moselle après avoir créé et dirigé pendant 20 ans une agence d'Architecture dont l'activité était orientée sur la Maîtrise d'Oeuvre urbaine et le Paysage. Il a initié à l'Ecole d'Architecture, dès le début des années 2000 les premiers ateliers de projet en milieu rural en lien avec le réseau des Parcs naturels régionaux, emmenant alors des étudiants de cycle Master à la « campagne ». Ses travaux de recherche l'ont toujours conduit à interroger les modes de vie en milieu rural et implicitement leur traduction dans le cadre de vie et les paysages habités. Habiter et produire sont les deux clés qui conduisent ses travaux et les liens recherchés très vite avec les autres disciplines présentes dans ces territoires.  II est également impliqué dans le réseau des Parcs naturels régionaux, les Parcs Nationaux et est membre fondateur du collectif des Paysages de l'Après Pétrole.   


Conférence proposée par la Chaire de recherche Nouvelles Ruralités - Architecture et milieux vivants

 

Face à l'urgence climatique, cette conversation réunit trois professionnels d'horizons différents pour penser autrement l'aménagement du territoire, adapter les pratiques, voire réinventer des métiers. Un an après l'arrivée du Coronavirus, l'attrait du territoire rural est de plus en plus grand, la question de la sécurité alimentaire est primordiale, les fondamentaux de chacun évoluent. Mais est-ce que tout cela va dans le bon sens ? Comment, en tant que professionnels, s'inscrire dans ces transitions climatiques, mais aussi sociétales.

Constats et objectifs :
  • Constat d'une pratique consumériste de nos territoires 

  • Nous sommes bloqués dans l'idéal d'un habitat individuel pavillonnaire qui se construit sur nos terres agricoles (65-70 ha de terres agricoles par an disparaissent) 

  • Atteindre la neutralité carbone nationale et internationale en 2050 

  • La forêt est aujourd'hui multifonctionnelle (productive de bois, d'usages, d'énergie, de paysage…), son enjeu principal est sa capacité de renouvellement dans cette multifonctionnalité : les enjeux et attentes multiples qu'elle porte nécessite et nécessitera des arbitrages clairs 

 

Solutions : 

  • Acteurs de la construction et du territoire (architectes, urbanistes, élus locaux, collectivités…) doivent changer notre rapport au sol, au territoire et nos modes d'habiter et de consommer le territoire et les matériaux 

  • Révéler le territoire en mettant en récit par des outils de projection concrets Consommer l'alimentaire autrement : ne consommer que local et de saison, manger moins de viande pour gagner de la surface disponible sur les exploitations animales, manger plus de légumineuses… 

  • Changer les systèmes de financements d'instances et institutions publiques, comme les CAUE, aujourd'hui financés par la construction neuve « plus on construit, plus on a d'argent » 

  • Changer notre rapport au sol : aujourd'hui que foncier, le sol doit être considéré dans sa capacité à être source de biodiversité et comme un bien collectif 

  • Penser une seule santé pour tous les êtres vivants (humain, animal, végétal) 

  • Appréhender le réel du territoire : nous ne réinventerons rien, faisons avec ce qui est déjà là 

  • Par les dialogues croisés, le croisement des connaissances et des compétences, la transdisciplinarité, la transversalité, les formations, l'apprentissage et la sensibilisation des étudiants et du citoyen lambda, nous réussirons à acquérir une prise de conscience collective pour « faire projet ensemble » 

  • Retrouver des temps longs : retrouver un nouvel équilibre habitat, temps, habitants. 


Télécharger la synthèse de la conférence.

Actualités Etudes

Les étudiants de l'atelier Hors les Murs explorent le PNR des Monts d'Ardèche

Les étudiants de l'atelier Hors les Murs explorent le PNR des Monts d'Ardèche

L'atelier Hors les Murs explore le PNR des Monts d'Ardèche


15 étudiants de Master 1 dans le champ Architecture-Ville-Territoire sont toute cette semaine « hors les murs » sur le territoire du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche en immersion dans les deux communes qui vont être les sujets, supports et sites de projet pour eux dans les semestre qui s'ouvre. 

Accueillis dans les paysages ardéchois par les élus, les acteurs de l'architecture et de l'urbanisme (CAUE, SCoT, DDT, ABF…) et l'équipe du parc, les étudiants comprennent petit à petit les contextes de projets, les besoins et les envies, les programmes de logements, d'équipements, d'espaces publics qui vont leur permettre de se mettre en situation de conception et de faire des propositions aux communes.  

Des conditions de travail et d'étude stimulante et enrichissantes. 


Et retour sur la synthèse des travaux de la semaine « hors les murs » réalisée en 2016 en partenariat avec les Parcs naturels régionaux de La Brenne et Périgord Limousin. Reportage BipTV

Actualité école

Séminaire Agropaysage 2020

Retour sur la 9ème édition du Séminaire

Thème 2020 : Terres agropaysagères

Séminaire Agropaysage 2020

Séminaire Agropaysage 2020 – 9ème édition:

Les étudiants de l'Ecole d'agronomie de Nancy (ENSAIA), de l'Ecole Nationale Supérieure de paysage de Versailles et de l'Ecole d'architecture de Nancy (ENSA-N) se sont retrouvés à la Bergerie de Villarceaux, à l'occasion de la 9ème édition du séminaire Agropaysage, qui s'est déroulée du 11 au 16 octobre 2020.

Les étudiants ont été encadrés par des professeurs de ces établissements, parmi lesquels Gwenaëlle Zunino, maître de conférences associée à l'Ecole d'architecture de Nancy dans le domaine Ville et Territoires et co-responsable scientifique de la Chaire Nouvelles Ruralités "Architecture et Milieux Vivants".

Les participants du séminaire ont pu réalisé leurs études sur le site des anciennes carrières de Hodent-Charmont, celui de Brueil-en-Vexin et de Flicourt.

Cette année, les étudiants, principalement issus des filières agronomes et paysagistes, ont concentré leur réflexion sur l'écologie des déplacements de terres, les leviers de l'agriculture et de la construction, avec comme fil rouge, les notions de terre, sol et sous-sol. De là, sont ressorties deux thématiques distinctes: celles des carrières dont les terres donnent des matériaux exportables des sous-sols ruraux pour construire le milieu urbain et les infrastructures; et celles des remblais, terres issues des chantiers de la ville, déposées et importées, qu'on épand sur les sols agricoles en milieu rural.

Les objectifs du séminaire étaient d'envisager les projets agropaysagers adaptés pour des sites d'anciennes carrières ou de dépôts de remblais sur des terres agricoles. Il s'agissait également de questionner le positionnement et les liens de l'agriculture dans le milieu du bâtiment et des travaux publics, dans un contexte de changement climatique et de transition du secteur de la construction.

Ce séminaire a permis de créer un temps d'échange entre agronomes et paysagistes, dans leurs savoirs et pratiques réciproques. Des groupes de discussions mixtes ont pu discuté autour des définitions de termes agroécologiques à travers la participation à un jeu concours lancé par Agreenium.

L'enjeu principal de cette rencontre était de développer une approche territoriale et pluridisciplinaire d'intégration agronomique, architecturale et paysagère de nouvelles filières de matériaux pour la construction, afin que les participants acquièrent les rudiments de base.

Ce séminaire a été réalisé en partenariat avec le parc naturel régional du Vexin français, la communauté d'agglo Grand Paris Seine et Oise, l'association Vexinoise de lutte contre les carrières cimentières, l'agence des espaces verts et la Chaire Terres et paysage de l'École nationale supérieure de paysage de Versailles.

 

Publication du Séminaire Agropaysage 2020 : disponible via ce lien.

Actualité école

Séminaire Agropaysage 2021

Retour sur la 10e édition du Séminaire

« De l'assiette au paysage : le projet alimentaire territorial »

Séminaire Agropaysage 2021

Villarceaux - Séminaire AgroPaysage 2021 



 

46 étudiants de Master et 7 enseignants des Ecoles de Paysage de Versailles, d'Agronomie et d'Architecture de Nancy se sont retrouvés du 11 au 15 octobre 2021 à la Bergerie de Villarceaux (Val d'Oise) pour réfléchir sur les reconnexions entre alimentation, agriculture et paysages naturels et construits, dans le cadre du PAT Cergy-Pontoise / Vexin Français.  

Suite à un diagnostic exhaustif sur la durabilité de 3 exploitations agricoles, les équipes pluridisciplinaires ont fait des propositions quant à la diversification de ces fermes et les conséquences à la fois en termes de valorisation, de transformation, de circuit-court, de paysage et d'espaces bâtis que suscite une agriculture plus vertueuse.  
 

Ce workshop d'une semaine est l'opportunité de : 

  • Instaurer un dialogue entre agronomes,  paysagistes et architectes ; 

  • créer un langage commun et des méthodes partagées entre les disciplines ; 

  • favoriser l'émergence d'une expertise d'aménagement adaptée aux territoires ruraux. 
     

Les travaux des étudiants sont valorisés par une publication : à télécharger via ce lien.

Ce séminaire est financé par la Fondation pour le Progrès de l'Homme. 

Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme (FPH) -  Agropolis Fondation

Actualité école

Table ronde / Chaire de recherche Nouvelles Ruralités

Quand l'alimentation dessine la ville

26 OCT. 2021

Table ronde / Chaire de recherche Nouvelles Ruralités

Quand l'alimentation dessine la ville

 

Véronique VERDELET,

agricultrice à Eulmont « les Fermes anglaises » 


Franck DIEDLER,

Maire de Mazerulles & Vice-Président de la communauté de communes Seille
et
Mauchère Grand Couronné en charge de l'agriculture, du tourisme et du patrimoine salin.
 


Dominique FAUCHEUR,

Président Terre de Liens Lorraine 
 

Céline TANGUAY,

paysagiste-urbaniste à l'agence d'urbanisme de Tours 


Marc VERDIER,

architecte urbaniste  
 

Dominique POTIER,

en tant que Grand Témoin, député de Meurthe & Moselle et agriculteur bio en coopérative à Lay- Saint-Christophe (réalisation d'une capsule vidéo introductive) 

    •  

Actualité école

Valorisation - Projets de Fin d'Étude

en lien avec les thématiques de recherche de la Chaire

Habiter la frontière franco-luxembourgeoise en 2050

Valorisation - Projets de Fin d'Étude

VALORISER LES PFE EN LIEN AVEC LES THEMATIQUES DE RECHERCHE DE LA CHAIRE NOUVELLES RURALITES 

 

HABITER LA FRONTIÈRE FRANCO-LUXEMBOURGEOISE EN 2050  

Carlos Aguilar, Marie-Aline Lamoureux, Florian Royer 

 

 

Ce Projet de Fin d'Etude (PFE) s'inscrit dans la continuité du semestre 1 de master 2 intitulé "Habiter la frontière”, en collaboration avec des étudiants ingénieurs-agronomes de l'ENSAIA. Il entre directement en résonance avec les problématiques et réflexions menées par la Chaire Nouvelles ruralités - Architecture et milieux vivants et tisse des liens avec l'agence TVK répondant à la consultation internationale “Luxembourg in Transition” ainsi qu'avec l'atelier de préfiguration IBA du GECT Alzette/Belval.  

Ce PFE a été sélectionné par la Fondation Braillard Architectes pour être présenté lors du cycle de conférences Transition Seeds, lors de la séance sur “ l'influence métropolitaine aux dynamiques locales – Nouvelles ruralités transfrontalières”.  

 

 

Pour une dynamique environnementale transfrontalière, construction d'une infrastructure écosystémique et d'un territoire capable 

 

Le territoire franco-luxembourgeois est marqué par un profond déséquilibre fiscal dictant au territoire des logiques d'influences vers les pôles attractifs tels que Luxembourg-ville, Esch-Belval et Thionville. Cette composition territoriale, s'enracinant dans le temps, répartit la population selon les revenus, mite le territoire et présente un bilan environnemental alarmant. Afin de passer de 17T eq. Co2/hab/an à 1T à l'horizon 2050, le projet scénarise une nouvelle stratégie d'intégration transfrontalière par osmose. La complémentarité territoriale est mise en avant et repose sur une décentralisation de l'attractivité afin de composer de nouvelles dynamiques socio-économiques et environnementales. Pour augmenter la réciprocité territoriale, des alliances de communes servent à la mise en place d'une stratégie agricole locale soutenable et d'un kit de proximité régissant la stratégie programmatique. En somme, le projet construit une infrastructure écosystémique dont la malléabilité dessine un territoire capable.  

 

Proximité périurbaine, activer le mode de vie transfrontalier à travers une complémentarité intercommunale 

 

Les communes des couronnes périurbaines se caractérisent par leur dépendance aux grandes villes, et créent in fine des villages dortoirs. Le projet vise, ainsi, à créer un réseau de proximité communale par la mise en place d'espaces essentiels à la vie quotidienne de chaque village, aidés par un réseau cyclable qui les relie à travers la mobilité soutenable. Le village de Bure (Tressange), modèle type des modes de vie transfrontaliers, sert ici de site démonstrateur des dispositifs de proximité. Le projet propose alors la création d'une lisière agri-urbaine pour activer un parcours doux autour du village et accueillir des programmes variés. Ensuite, la mise en place d'un volume capable pour répondre aux besoins programmatiques permet d'activer le centre du village. Enfin, la mutualisation d'espaces existants, tels que l'église, l'école, et les coeurs d'îlot, sert à créer de nouveaux lieux d'activités, de partage, de production locale ou d'habitat sans le besoin de s'étaler sur les zones agricoles. Une proximité urbaine est alors possible à travers la reproductivité de ces dispositifs et la complémentarité entre communes.   

 

 

Urbanisme agricole, quand architecture et agriculture s'unissent pour élaborer une filière alimentaire durable et intégrée  

 

Les politiques agricoles actuelles ne laissent que très peu de place à l'architecte-urbaniste dans la potentielle transition de l'agriculture. Par le fait, l'ambition de ce projet est d'appréhender la réciprocité existant entre les deux notions au moyen d'une stratégie agricole localisée. Les particularités de la commune de Morfontaine offrent ainsi l'opportunité de démontrer spatialement le caractère de l'aménagement dans l'évolution des modes de consommation et de production. Sur la base d'un maillage communal, diverses propositions de projet émergent. La trame bleue se manifeste par la valorisation de la topographie du site et la création du principe des noues agricoles. La trame verte s'introduit entre les espaces agricoles non moins que dans la zone transitionnelle avec l'habité au moyen d'une lisière vécue. La trame productive évolue vers un système de rotation durable et diversifiée des cultures pour offrir l'opportunité de générer une filière alimentaire locale. Enfin, la trame bâtie réinterroge les modes de vie transfrontaliers en infiltrant l'agriculture dans les lieux habités. Par l'union de l'architecture et de l'agriculture, ce bassin de vie se garantit un système pérenne. 

 

 

Périurbains transfrontaliers soutenables, le projet prospectif comme processus de sensibilisation aux enjeux du sol périurbain 

 

Enfin, le village de Villers-la-Chèvre peuplé de 600 habitants, de par sa morphologie et sa position géographique en seconde couronne du système d'influence, incarne et cristallise les enjeux des périurbains transfrontaliers. Tandis que les lotissements poussent au gré des opportunités foncières et se déconnectent des logiques historiques, paysagères, sociales et architecturales, le projet remet le sol et son capital ressource au centre des réflexions. Les potagers, jardins, frontages, logements et voiries deviennent autant de leviers auteurs d'une recomposition du tissu villageois et du contact social. De plus, un scénario de gouvernance horizontale porté par une société d'économie mixte permet la mise en place d'un parc agro-urbain, tissant du lien entre les habitants et le plateau agricole, et définissant l'ancrage paysager. Enfin, des architectures nécessaires et servantes spécialisent des dispositifs et des dynamiques cycliques vertueuses pour l'homme et les sols, en générant un développement local auto-soutenable.  

 

 

 

Finalement, la démarche systémique consistant à spatialiser des leviers de projets sur des sites particuliers, en complémentarité des uns et des autres sur les questions de modes de vie, d'agro-urbanisme et du potentiel de mutabilité des lotissements tend à fabriquer un territoire subsistant et capable.