Exposition Histoire(s) de cités / Vernissage Ven 13 mars / 18h30 / La première rue / Briey

Mélissa Bellesi, ancienne étudiante de l'école d'architecture de Nancy, expose son travail photographique Histoire(s) de Cités à La première rue de Briey.
Exposition du vendredi 13 mars au vendredi 29 mai 2015
Vernissage le vendredi 13 mars 2015 à 18h30
RDV dans les locaux de l'Association La Première Rue, au premier étage de la cité Radieuse le Corbusier
Commissaire de l'exposition : Élise Pagel-Prévoteau (ancienne étudiante de l'ENSarchitecture de Nancy)
"Autrefois, le mot "cité" évoquait le coeur des villes. De LA Cité. Puis d'un glissement sémantique, la cité est devenue le contour, paradoxalement tout ce qui n'est plus le centre. Entre ces deux acceptions et à la fois l'une et l'autre, on y trouve nos cités ouvrières. Elles ne sont ni le coeur d'une ville, ni son contour, mais possèdent le coeur d'une époque et d'une Histoire, ainsi que de toutes celles des Hommes qui l'ont habitée. Elles ne sont pas des quartiers, elles sont des cités. La cité Sainte-Barbe, la cité Jules Vallès, les cités de la Butte…, pour n'en citer que quelques-unes. Elles représentèrent une révolution dans l'urbanisme des villes industrielles, offrant aux habitants issus d'une classe sociale jusque-là dévalorisée une maison, un jardin et des commodités que l'on peinait encore à trouver ailleurs. L'industrie passant, les populations changeant, elles demeurent encore reconnaissables dans nos paysages urbains, comme les vestiges d'un temps révolu."
Mélissa Bellesi nous propose une fine analyse de la capacité d'adaptation des cités ouvrières à travers les générations. Son regard d'architecte en révèle les multiples combinaisons et typologies, à mi-chemin entre un habitat traditionnel et pavillonnaire, de la maison jumelée aux logements en bande. Mais loin du caractère austère et répétitif qu'on leur prête, les cités ouvrières dévoilent leurs seuils et leurs rues, fourmillant de détails et d'anecdotes. L'espace habité déborde des murs des maisons pour contaminer celui de l'espace public, emprunt encore d'une certaine liberté d'appropriation. Enrichi par les visites et les témoignages, le message de Mélissa n'est pas neutre et ne se limite pas à un simple relevé descriptif. Baignée depuis son enfance par ces paysages ouvriers, elle remet au centre de la question du logement le rôle actif de l'habitant, et nous conte, sans en avoir l'air, une partie de sa propre histoire.
Programme 2015 de La Première Rue