MER. 30 SEPT. 2015 / 19h Amphi A / Entrée libre
Conférence inaugurale
Francis SOLER
Les affinités électives

Né en 1949, Francis SOLER a reçu son diplôme de l'école d'architecture de Paris-Villemin en 1976. Il est membre de l'Ordre des Architectes de France depuis 1976 et compte plus de 33 ans d'expérience. Depuis 1973, il a participé et soumis des projets à plus d'une centaine de concours d'architecture, dont il fut déclaré lauréat dans le quart des cas. En 1985, il crée une structure libérale, Francis SOLER architecte, et, en 1994, il crée la société anonyme Architectures Francis SOLER, dont il est le Président Directeur Général. Il compte une vingtaine de bâtiments construits, mais c'est incontestablement le projet du Centre de Conférences Internationales de Paris qui lui valut sa célébrité et qui lui a ouvert une voie vers des projets conçus sur la limite étroite entre les espaces de l'architecture et de l'art. Cette expérience a doté l'agence d'une structure lui permettant de répondre à toute commande de cette envergure.
Depuis 1973, il a participé et soumis des projets à plus d'une centaine de concours d'architecture, dont il fut déclaré lauréat dans le quart des cas. Il compte une vingtaine de bâtiments construits, et conçus sur la limite étroite entre les espaces de l'architecture et de l'art. Son travail est une passerelle entre une économie nécessaire des projets et un univers particulier couvrant, comme un artiste atypique, tous les spectres, allant de l'abstraction jusqu'à la figuration, suivant les contextes qu'il croise. À tous, il leur fait jouer un rôle important dans la ville, comme autant d'oeuvres d'art. Il intervient dans tous les registres de l'architecture. A l'inverse des effets de style qui reproduisent les bâtiments quel que soit leur contexte ou leur contenu, il se préoccupe davantage de produire des réponses différentes et inédites, à l'occasion de chaque projet qu'il croise. Ses réponses restent imprévisibles, elles sont un assemblage de rationalités et d'atmosphères qui constituent, pour lui, la réalité d'une architecture efficace.
Ses travaux et ses recherches sont extrêmement diversifiées et portent aussi bien sur des équipements et des habitations que des aménagements urbains. Il a participé aux grands concours qui caractérisent la commande publique en France et, à l'international, à de nombreux concours sur invitation. Il porte autant d'attention aux « petits » bâtiments (Logements, à Clichy, à la Porte d'Auteuil et à Montpellier, ateliers d'artistes et bureaux pour PME, à Paris) qu'aux ouvrages plus prestigieux, culturels et urbains (Musée du Quai Branly, Cour Visconti Musée du Louvre, Ministère de la Culture, Palais de Justice d'Aix-en-Provence, Philharmonie de Paris, Pont sur l'Arno, Coeur d'Orly).
En 2007, il remporte le concours international pour la réalisation du Palais de Justice d'Aix-en-Provence et il participe au prestigieux concours pour la construction de la grande Salle Philharmonie de Paris. En 2010, il est missionné, avec les architectes Claude Vasconi, Rudy Ricciotti, et Julien Rousseau, par le Ministre de l'Environnement, pour co-écrire le « Rapport Claude Vasconi », dans lequel est exposée une nouvelle façon d'intégrer les problématiques de développement durable dans les formations initiales et continues des architectes, urbanistes, sociologues, ingénieurs ou encore juristes, afin de diffuser des nouveaux modes de faire à l'ensemble des professionnels et des maîtres d'ouvrage, et leur permettre d'acquérir de nouveaux réflexes opérationnels. Par ailleurs, une réflexion élaborée dans le cadre d'un « think tank » croise les compétences des architectes, des urbanistes et des ingénieurs, aux fins d'analyser les contraintes qui pèsent sur les acteurs de la ville, les éventuels effets pervers de nouvelles dispositions, y compris au plan économique et social, et les approches pertinentes pour les dépasser.
En novembre 2010, il livre l'opération de construction d'ateliers d'artistes et de bureaux, appelée « Les Frigos/Rue Messiaen », pour Vinci Immobilier d'Entreprise, à la ZAC Massena, à Paris. Les « Frigos », une association d'artistes installée dans un immeuble reconverti en plein coeur du 13ème arrondissement demandait qu'aucun ouvrage ne soit réalisé à proximité de leur site. Démarré sur une normalisation arrêtée à la RT 2005, il dut subir, à la demande du Groupe Écologiste de Paris, une amélioration de ses performances de l'ordre de 20 %. Bien qu'il se présentait sous une forme entièrement vitrée, au départ, il ne devait changer ni de forme, ni de façades, à l'issue d'un semestre de mises en place de dispositions particulières, de mises au point techniques et de calculs précis (ventilos convecteurs à haut rendement, éclairage basse consommation, détecteurs de mouvement, limiteurs de pression). L'objectif est atteint et contredit tous les aprioris consistant à laisser croire qu'une façade opaque est plus performante qu'une façade vitrée, avant d'en avoir situé le contexte précis.
En 2012, il livre la 2nde tranche de son opération de de 240 logements privés, à Montpellier, pour Urbat Promotion (1ère tranche livrée en 2010).
Actuellement, il réalise une opération de logements, sur Paris, Place de la Porte d'Auteuil, pour Paris Habitat (travaux en cours/liv. fin 2016), en collaboration avec les architectes Anne Demians, Rudy Ricciotti et Finn Geipel, une opération pour Vinci Immobilier Résidentiel, sur la ZAC Cardinet Chalabre, dans le secteur en plein essor de Clichy Batignolles (travaux en cours/liv. début 2016) et une autre opération de logements à Paris/Montparnasse, pour Cogedim (en attente de validation PC).
En avril 2010, il est lauréat du grand projet du centre de Recherche et de Développement pour EDF, sur le plateau de Saclay, l'opération en cours de chantier et doit être livrée d'ici la fin de l'année 2015.
Il obtient le Grand Prix National d'Architecture en 1990 et est nommé au grade de Commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres en 2005, au lendemain de la réalisation de l'immeuble des « Bons Enfants », à Paris, qui devient alors le siège du Ministère de la Culture et de la Communication, puis au grade de Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur, deux plus tard). Son travail et ses réalisations ont été relatés à travers diverses conférences dans le monde et de nombreux articles de presse aussi bien au niveau national (AMC, Archis News, Intramuros, Le Moniteur, Beaux Arts, etc.) qu'international (Architectural Review, Archi +, Bauwelt, Arte et Construccion, AV...)