Plateforme streaming

Visionneuse du CNC : sélection de films documentaires en streaming

Plateforme streaming

La visionneuse du Centre National du Cinéma
Une sélection de 10 films en streaming accessibles gratuitement sur une période donnée.

Comment voir les films ?
RDV sur : https://imagesdelaculture.cnc.fr/web/guest/visionneuse
Identifiez-vous
> identifiants disponibles en intranet dans "outils étudiants / enseignants" > "Bases de données médiathèque" > "Visionneuse du CNC"
 
 
PROGRAMMATION ÉTÉ 2020
Faites de la musique
En cette période de crise sanitaire liée au coronavirus, c'est tout le calendrier 2020 qui est chamboulé. Les événements culturels ne sont pas épargnés depuis plusieurs mois, avec l'annulation de tous les concerts, spectacles et grands rendez-vous musicaux de l'année. C'est évidemment le cas de la Fête de la musique qui, pour la première fois depuis sa création en 1982, n'aura pas lieu sous la forme qu'on lui connaît. Pour s'adapter aux circonstances actuelles, l'événement va devoir se réinventer, et la médiathèque y contribue en proposant une programmation mêlant architecture et musique.

Sélection visible jusqu'au 24 juillet 2020.

L'auditorium building de Chicago
Stan Neumann (27 min, 2002)
 

Stan Neumann nous conte l'histoire de l'Auditorium Building de Chicago, construit sur une zone étroite le long d'une rive du Michigan. Ce curieux bâtiment, comprenant la plus grande salle d'opéra du monde, des bureaux et un hôtel de luxe.

En 1886, le projet de l'Auditorium Building est confié à Alexandre Adler et Louis Sullivan. Tandis que l'hôtel affiche le luxe de son entrée majestueuse et de ses escaliers richement décorés, les bureaux sont pourvus du minimum, escaliers de fer et carrelage industriel. Mais c'est pour le théâtre que les architectes innovent : ne réservant à l'entrée qu'une place réduite, ils donnent priorité à la salle, destinée au grand opéra. Comprenant 4250 places assises, et une scène munie d'un rideau réducteur, elle peut aussi accueillir des manifestations sportives ou politiques. Adler invente un plafond muni d'arches de hauteur et de largeur croissantes, ce qui diminue la réverbération et favorise la diffusion du son, auquel Sullivan adjoint 4000 ampoules Edison, qui se réfléchissent sur des supports variés. Après la faillite de ses commanditaires, le bâtiment est racheté par l'université Roosevelt en 1947 et vingt ans plus tard, le théâtre rouvre ses portes en accueillant des concerts rock.


Les chants de la Maladrerie
Flavie Pinatel (26 min, 2017)
 

Construite à la fin des années 1970 par l'architecte Renée Gailhoustet à Aubervilliers, la Maladrerie est un ensemble d'habitat collectif doté de formes angulaires atypiques et de jardins suspendus. À travers les chants de ses habitants et le cheminement des enfants dans les espaces communs, Flavie Pinatel ravive l'utopie de cette architecture, pensée comme un contre-modèle des grands ensembles.

Renée Gailhoustet rêvait d'une architecture où puissent entrer en harmonie l'espace individuel et l'espace collectif. Il suffit de parler d'harmonie pour penser à la musique, et l'espace ouvert par le chant est lui-même un mélange d'intimité et de partage. Les chansons appartiennent à tout le monde et pourtant elles expriment les plus profonds de nos sentiments. Déambuler à la suite des habitants, écouter leurs chants qui viennent des quatre coins du globe, c'est découvrir un territoire familier, une architecture vécue plus qu'un monument.
+ d'infos


La philharmonie de Luxembourg
Richard Copans (26 min, 2007)


Comment rendre compte de la conception cinétique du bâtiment de la Philharmonie de Luxembourg ? Pour son auteur, Christian de Portzamparc, l'espace architectural s'appréhende dans le temps et le mouvement, comme la musique se déploie dans la durée. Richard Copans choisit alors de décliner par de longs travellings les sensations visuelles imaginées par l'architecte pour accompagner les mouvements de la musique.

Inaugurée en 2005, la Philharmonie affirme sa monumentalité au coeur d'un nouveau quartier de bureaux. En voix off, Christian de Portzamparc justifie ses choix architecturaux : forme elliptique et façade "filtre" de 823 colonnes d'acier, qui porte la toiture, assure la circulation de l'air et maintient la paroi de verre ; à l'intérieur, une galerie-promenade en spirale et un décor de plâtre constitué de failles et d'obliques qui entoure la salle de concert de 1500 places. Cet auditorium de type shoebox a été conçu avec l'acousticien Yaying Xu : 8 tours de loges sur les côtés, l'étagement des niveaux et les décrochements irréguliers permettent de contrôler la propagation du son ; le choix du mobilier permet sa résonance et son absorption. Dans la salle plus petite dite "de musique de chambre", l'architecte a exploré les qualités acoustiques et volumétriques de la forme "ruban de Möbius" : une surface incurvée dont les deux parois diffusantes privilégient un son multidirectionnel.


Bungalow Sessions
Nicolas Drolc (69 min, 2019)
 

Depuis son bungalow nancéien, Nicolas Drolc défend le bouillonnement des scènes folk et blues américaines. Pour cela, il invite ses musiciens fétiches à jouer un ou deux morceaux chez lui en toute simplicité, après qu'ils se soient produits sur de modestes scènes dans les environs. Du romantique Andy Dale Petty à l'instituteur politisé Possessed by Paul James, en passant par Danny Kroha, Reverend Deadeye, The Dad Horse Experience et Willy Tea Taylor, ces six bungalow sessions accompagnées de courts entretiens forment un discours intime et poétique sur la musique, l'acte créatif et la vie quotidienne.


L'amour existe
Maurice Pialat (19 min, 1961)
 

Courbevoie, Suresnes, Saint-Denis, Vincennes, Pantin, canal de l'Ourcq... Errance "au pays des paysages pauvres", dans la banlieue parisienne de la fin des années 1950. Sur une musique de Georges Delerue qui colle à l'ennui, ce "principal agent d'érosion" des banlieues, Maurice Pialat mène une charge nerveuse (image et commentaire) contre les politiques d'urbanisation intensive, les conditions de vie ouvrière et la déculturation.


La visite
Nicolas Favreau, Laetitia Carton, Yanira Yariv, Pippo Delbono, Marie Moreau, Tom Fassaert, Alice Fargier, Denis Darzacq, Alessandra Celesia, Aleksandr Kuznetsov (218 min, 2019)
 

La Visite est une collection de courts métrages où dix auteurs réalisateurs proposent chacun une rencontre avec des personnes en situation de handicap mental découvrant un établissement emblématique de la culture française.
- La Philharmonie de Paris
- Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris
- Le Château de Versailles
- La Basilique Saint-Denis
- Le Musée du Louvre
- Le Théâtre national de Chaillot
- Le Musée du Quai Branly
- Le Palais de la Découverte
- La Bibliothèque Publique d'Information du Centre Pompidou
- Le Muséum d'Histoire naturelle


Borobudur
Arnold Pasquier (78 min, 2015)

A Palerme, circulant à scooter, un jeune homme s'intéresse à l'architecture moderne. Au fil de ses promenades, plusieurs rencontres successives l'amènent à se mouvoir différemment dans la ville, à la recherche d'un dialogue constant avec le bâti. Au sein de ce territoire amoureux dessiné entre documentaire et fiction, Arnold Pasquier recueille l'intimité d'un rapport inédit entre la danse, l'espace urbain et l'architecture.
+ d'infos
Brasilia : contradictions d'une ville nouvelle
Joaquim Pedro de Andrade (22 min, 1967)
 

Sept ans après son inauguration, Joaquim Pedro de Andrade examine l'échec de la ville de Brasilia en un court métrage de travellings aériens soutenus par la musique d'Éric Satie sur les blocs d'habitation, les axes routiers, les monuments.


Chakaraka
Sylvain Mavel, Eric Cron (83 min, 2015)
 

Pendant plus de deux ans, les réalisateurs ont suivi et soutenu la formation musicale Chakaraka. Gocho le chanteur, personnage central du film, et les autres musiciens vivent dans un camp de familles roms, bulgares pour la plupart, près de la gare de Bordeaux. Leur musique porte cette force vitale, qui fait se lever les danseurs, et la mélancolie des gens du voyage dont les campements précaires sont toujours menacés d'être rasés d'un jour à l'autre.


Nicolas Frizen, une musique de pierres
Marc Petitjean (14 min, 1991)
 

Pendant trois ans, le compositeur Nicolas Frize a collecté des pierres aux quatre coins du monde expérimentant les multiples façons de les faire sonner. Marc Petitjean évoque cet amour du musicien pour le minéral : la recherche dans les carrières, les premiers essais, puis le concert où les pierres, soudain, chantent, parlent, offrent enfin une musique secrète qu'il suffisait de leur demander.
Améthystes, granits, quartz, gypses, grès et silices, Nicolas Frize entretient avec ces pierres un rapport de collaboration étroite et parle d'elles comme de musiciennes, qui parfois "craquent", parfois font des propositions musicales qu'il n'aurait jamais été capable de concevoir. Il trouva avec elles mille et un modes de jeux sonores, des méthodes les plus simples, marcher dans des cailloux, frotter deux galets l'un contre l'autre, jusqu'à l'élaboration sophistiquée d'un nouvel instrument : le lithophone.