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Visionneuse du CNC : sélection de films documentaires en streaming

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La visionneuse du Centre National du Cinéma
Une sélection de 10 films en streaming accessibles gratuitement sur une période donnée.

Comment voir les films ?
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PROGRAMMATION JANVIER 2020
CHARLOTTE PERRIAND
En lien avec le focus thématique du mois de janvier, la médiathèque propose une sélection de 10 films documentaires, qui mettent en lumière l'architecte Charlotte Perriand, certains de ses collaborateurs, et son attachement pour le Japon et la montagne. À cheval sur les univers du design, des arts plastiques et de l'architecture, Charlotte Perriand évolue en contact étroit avec les autres artistes, designers et architectes de son vivant. Si sa rencontre avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret a été déterminante et créative, initiant une association qui durera de 1927 à 1937, les collaborations sont nombreuses et Charlotte Perriand se retrouve aux côtés de nombreux autres pionniers de la Modernité dont Jean Prouvé, Auguste Perret et Pierre Chareau.

Sélection visible jusqu'au 24 FÉVRIER.

Charlotte Perriand -Créer l'habitat au XXème siècle
Jacques Barsac (57 min, 1985)
Charlotte Perriand (1903-1999), architecte d'intérieur et décoratrice, témoigne de sa collaboration avec Le Corbusier, Fernand Léger, Pierre Jeanneret ou encore Jean Prouvé, ainsi que de son travail de création au Japon et en France, à la station des Arcs. Dans un système de fondus et d'incrustations, Jacques Barsac mêle des documents d'archives, films d'actualités, dessins, prises de vue du mobilier et des intérieurs conçus par l'architecte. Les interventions de celle-ci, face à la caméra, sont judicieusement intégrées dans les maquettes ou photographies de ses travaux qu'elle commente ainsi en situation.

Le Corbusier
Jacques Barsac (164 min, 1987)
Portrait en trois parties de Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier (1887-1965). A partir d'interviews accordées dans les années 1950, Le Corbusier lui-même les commente, raconte sa vie, ses combats, et présente son oeuvre d'architecte, d'urbaniste, de peintre, de sculpteur et d'homme de lettres qui le révèle comme un des très rares exemples de personnalités léonardesques du XXème siècle. L'évocation chronologique de l'oeuvre de Le Corbusier permet de mieux suivre le cheminement et l'évolution de cet autodidacte sans diplôme.
Dans la deuxième partie (1928-1937), Charlotte Perriand, son associée de 1927 à 1937, retrace leur collaboration, notamment dans la création de mobilier et dévoile enfin l'identité et le rôle fondamental de Pierre Jeanneret auprès de Le Corbusier. Elle évoque les violentes polémiques dont il fut toute sa vie l'objet et qui l'empêchèrent de réaliser pleinement son génie et surtout, d'évoluer.


L'Architecte et le Menuisier
Jean-Louis André (52 min, 2015)
C'est l'histoire de la rencontre improbable entre Le Corbusier et Charles Barbéris : le premier est un architecte célèbre dans le monde entier, le second un menuisier qui travaille pour les notables d'Ajaccio. Après avoir réalisé avec succès fenêtres, portes et mobilier (rangements, cuisine, meubles) des trois célèbres unités d'habitation, le «cabanon» que l'architecte lui commande pour passer ses vacances d'été va projeter le menuisier dans l'intimité du maître de l'architecture moderne.

Dans la Maison radieuse
Christian Rouaud (53 min, 2005)
Répondant à la demande d'une petite société de HLM, Le Corbusier construit en 1955 une Cité radieuse à Rezé près de Nantes, sur le modèle de celle de Marseille. Cinquante ans plus tard, les premiers habitants témoignent de leur attachement aux lieux et à l'esprit qui les anime, tandis que les nouveaux arrivants évoquent leur découverte d'un monde insoupçonné qui souvent les séduit : ils y ont trouvé bien plus qu'un simple logement.

Jean Prouvé constructeur
Guy Olivier (32 min, 1982)
Jean Prouvé (1901-1984) retrace dans cet entretien intimiste son parcours d'architecte autodidacte. Après des collaborations avec Le Corbusier ou Mallet Stevens en tant que ferronnier d'art, ses recherches sur des systèmes constructifs novateurs (ossatures métalliques) l'amenèrent à la conception architecturale qu'il relia à des modes de production industriels (préfabrication).

La Maison de Jean Prouvé
Stan Neumann (25 min, 2004)
La maison construite par Jean Prouvé en 1954 à Nancy pour loger sa famille est réalisée dans l'urgence à partir d'éléments industriels hétérogènes, récupérés de son usine de Maxéville. Les photographies de l'époque témoignent de l'audace du chantier, où l'architecte invente de nouvelles techniques avec l'aide de parents et amis. Les maquettes permettent de comprendre comment cette stratégie constructive engendre des qualités spatiales inédites.

La Maison de verre
Stan Neumann, Richard Copans (26 min, 2004)
La maison de verre conçue par l'artiste décorateur Pierre Chareau entre 1928 et 1933 à Paris est le fruit d'une recherche formelle et technique inédite qui modifie la répartition traditionnelle entre architecture et décoration. Pour conforter l'image de cette «maison cinématographique», Stan Neumann et Richard Copans la parcourent en tous sens, jusque dans les espaces dissimulés par des meubles-cloisons ou des escaliers escamotables.

La réponse de l'architecte - les intérieurs chez Auguste Perret
Matthieu Simon (52 min, 2007)
Au Havre, mais aussi à Paris ou à Amiens, historiens de l'architecture et habitants nous invitent à une relecture de l'architecture d'Auguste Perret (1874-1954) : l'austérité du béton des façades, tant décriée, s'efface devant les qualités spatiales des intérieurs. Dans les appartements, la caméra virevolte dans des espaces modulables agencés en îlots ouverts, favorisant la diversité des usages : «des abris où il fait bon vivre.»

Junichirô Tanizaki 1886/1965
Didier Deleskiewicz (47 min, 1997)
Très attiré par l'Occident et la modernité, l'auteur japonais Tanizaki se tourna dans les années 1930, à l'époque de la modernisation du Japon, vers l'art et la culture traditionnels qu'il exalte dans L'Eloge de l'ombre. Lorsqu'il meurt en 1965, Junichirô Tanizaki a la réputation d'être «le plus japonais des écrivains japonais». Il eut pourtant bien du mal à imposer sa voix discordante dans le monde des lettres de son pays. Après sa mort, Sartre, ébloui par la lecture du Journal d'un vieux fou, le fit connaître en France en publiant ce court roman dans Les Temps modernes.

Ceci n'est pas une montagne
Joseph Péaquin (51 min, 2000)

Paraphrasant le titre d'un tableau de Magritte, Marc Rougerie et Joseph Péaquin interrogent l'imagerie de la montagne et les mutations successives de ses représentations - des origines à sa conquête physique – dans la peinture, la littérature et le cinéma, mais aussi dans le marketing publicitaire, en charge de la «vendre» aux touristes.