DVD - Audiovisuel

DVD - Audiovisuel

~ 1 700 DVD disponibles à la médiathèque.
Conditions de prêt
→ 3 DVD pour 2 semaines
Au premier emprunt de DVD, prendre connaissance et parapher la charte d'utilisation des documents audiovisuels qui précise les conditions de prêt et de consultation
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  • Sur place :
Chaque DVD, de la même manière que pour un livre, est identifié par une cote, un code inscrit sur une étiquette de couleur qui détermine son emplacement parmi les rayonnages.
Les cotes sont définies selon un plan de classement : la Classification Décimale Universelle. On retrouve 9 divisions, chacune d'elles étant composée de sous-classes, ce qui permet d'aller du général au particulier :
 
0. Généralités (étiquettes noires)
1. Philosophie (étiquettes saumon)
2. Religion / Mythologie (étiquettes saumon)
3. Sciences sociales (étiquettes argentées)
5. Mathématiques / Sciences naturelles (étiquettes vertes)
6. Sciences appliquées (étiquettes bleues)
69. Construction
7. Arts (étiquettes rouges)
71. Aménagement du territoire (étiquettes jaunes)
711. Ville et urbanisme (étiquettes jaunes)
712. Paysage (étiquettes jaunes)
72. Architecture (étiquettes oranges)
791.43 Film de fiction (étiquettes rouges)
8. Littérature (étiquettes violettes)
9. Archéologie, Géographie, Histoire (étiquettes blanches)

Les documentalistes et la signalétique sont là pour vous aider à vous orienter dans la médiathèque.
  Le catalogue de la médiathèque est consultable en ligne sur le portail documentaire francophone commun des bibliothèques d'écoles d'architecture et de paysage :                
                                                  
N.B. : Pour rechercher des DVD, filtrer la recherche en sélectionnant "documents audiovisuels" dans "Type de document".
Listes des DVD par thèmes - Actualisées en avril 2017

Base de données audiovisuelle
Accès à la base de données "OnArchitecture" créée en 2007 par les architectes et enseignants chiliens Felipe De Ferrari et Diego Grass.
"OnArchitecture" compte, à ce jour, plus de 150 interviews vidéo d'architectes, artistes et conservateurs et plus de 250 vidéos présentant des oeuvres architecturales majeures provenant du monde entier.

Brochure de présentation 2019
 
Accès sur les postes de l'école (adresse IP) + depuis chez vous via les identifiants disponibles en intranet dans "outils étudiants / enseignants".
Plateforme streaming de films documentaires.
Régulièrement, la médiathèque vous propose des sélections thématiques de 10 documentaires visibles pendant une période donnée.

Voir la sélection en cours.

Identifiants disponibles en intranet dans "outils étudiants / enseignants".

Ressources utiles sur internet
 
  • En lien avec l'architecture :
ArchiRès > Ressources > Audiovisuel

+ cinearchi.org : outil de sensibilisation à l'architecture porté par le Réseau des maisons de l'architecture. Il référence des oeuvres audiovisuelles, cinématographiques ou numériques permettant de documenter l'architecture, la parcourir ou révéler sa dimension sensible. Ces oeuvres sont sélectionnées, selon des critères de qualité de l'approche architecturale et de l'écriture filmique.

+
mies.fr : webmagazine d'architecture. L'objectif est de combler le fossé entre les étudiants et les professionnels du monde de l'architecture en produisant des interviews filmées, informelles et décomplexées d'architectes, de collectifs et d'étudiants autour du métier d'architecte.
 
  • Autres : Des films accessibles gratuitement sur différents sites.

Archive.org : depuis 1996, l'organisation américaine à but non lucratif : Internet Archive (IA) se consacre à l'archivage du Web. Ainsi, dès qu'une oeuvre tombe dans le domaine public, elle devient accessible sur son site. Dans cette gigantesque collection, la section cinéma est particulièrement bien fournie, avec de nombreux longs-métrages, visibles en streaming, dont certains sont disponibles en téléchargement en haute qualité.

Film documentaire : référence du film documentaire francophone, au service des professionnels et du public. La rubrique "Visionner" permet de visionner certains documentaires en entier ou des extraits.

INA : l'Institut National de l'Audiovisuel est une entreprise publique culturelle de l'audiovisuel chargée de la sauvegarde, de la valorisation et de la transmission de notre patrimoine audiovisuel. La plateforme offre ~80% de son catalogue en consultation gratuite.

Public domain movies : base de données de films tombés dans le domaine public.

ONF : l'Office National du Film de Canada dispose d'un catalogue très fourni accessible en ligne.

Open culture : fondé en 2006 par Dan Colman, doyen de l'université de Stanford. Le site recense de nombreux films rares disponibles gratuitement sur la toile. Se présentant comme un média éducationnel, le site n'héberge pas les vidéos mais propose des liens (youtube et archive.org) et commentaires sur chacun des titres recensés afin de mieux guider l'internaute dans cette profusion de choix.
La collection est divisée dans les catégories suivantes : Comédie et Drame ; Film noir, Horreur, Thriller et Hitchcock ; Westerns ; Films d'arts martiaux ; Films muets ; Documentaires ; Animation
.

Ubu web : propose des centaines de films et vidéos d'avant-garde, gratuits en ligne.

SensCritique : site francophone de culture. Une rubrique du site : "La liste des films disponibles gratuitement" propose des commentaires et liens de films tombés dans le domaine public. Par défaut, la liste est triée selon l'ordre alphabétique du titre anglais, mais il est aussi possible de trier par note globale, date de sortie, note ...

Plateforme streaming

Visionneuse du CNC : sélection de films documentaires en streaming

Plateforme streaming

La visionneuse du Centre National du Cinéma
Une sélection de 10 films en streaming accessibles gratuitement sur une période donnée.

Comment voir les films ?
RDV sur : https://imagesdelaculture.cnc.fr/web/guest/visionneuse
Identifiez-vous
> identifiants disponibles en intranet dans "outils étudiants / enseignants" > "Bases de données médiathèque" > "Visionneuse du CNC"
 
 
PROGRAMMATION PRINTEMPS 2020
COURTS MÉTRAGES & ARCHITECTURE
A l'occasion de la fête du court, du 25 au 31 mars, la médiathèque propose une sélection de 10 courts métrages en lien plus ou moins direct avec l'architecture.


Sélection visible jusqu'au 24 AVRIL.

Brasilia : contradictions d'une ville nouvelle
Joaquim Pedro de Andrade (22 min, 1967)
 

Sept ans après son inauguration, Joaquim Pedro de Andrade examine la ville de Brasilia, qu'il perçoit comme un échec. Dessinée par Lucio Costa et Oscar Niemeyer, érigée en quatre ans sur le vaste plateau situé au coeur du pays, loin des grandes villes de la côte, la capitale sortie de terre se voulait le symbole de la modernisation et des transformations sociales du Brésil. Mais l'utopie n'a pas forcément tenu ses promesses...


Nice is nice
Jean-Pierre Mocky (14 min, 1988)

En faisant intervenir deux touristes étrangers tout droit sortis de ses longs métrages de fiction, Jean-Pierre Mocky parcourt l'histoire architecturale de Nice entre 1880 et 1914. Entraînés avec humour dans cette virée niçoise, nous découvrons l'épanouissement du style Belle Epoque qui balaya le néo-classicisme au profit de bâtiments monumentaux, théâtres de réceptions fastueuses. De son rattachement à la France en 1860 à la Première Guerre mondiale, Nice, dans son centre comme sur ses hauteurs (Boron, Fabron et Cimiez), fit resplendir le style Riviera à travers l'architecture de ses villas et hôtels. Styles gréco-romain ou exotique, mélangeant classique et baroque, rien n'est trop beau ou trop cher pour les commanditaires. Le Négresco, doté d'une verrière de 600 mètres carré créée par Eiffel, est encore aujourd'hui le monument incontournable de la Promenade des Anglais, mais on peut voir aussi le Régina à Cimiez, dont la publicité fut assurée par la reine Victoria qui y séjournait fréquemment.
Des fantômes de nos actions passées...
Marianne Visier (9 min, 1986)
 

Promenade muette et insolite dans la villa abandonnée, avant sa restauration, du vicomte de Noailles, construite à Hyères en 1923 par l'architecte Robert Mallet-Stevens. Des nageurs apparaissent et disparaissent comme par enchantement : ce sont les personnages d'un film improvisé par Man Ray en 1929, Les Mystères du château du Dé.

Mallet-Stevens traite l'architecture de la villa de Noailles comme un art décoratif moderne aux formes cubiques : auvents en porte-à-faux, intersections orthogonales de plans... Il multiplie les points de vue, plongeants ou plafonnants, à l'image des maquettes de décors de cinéma. L'aménagement du décor sert de cadre à la mise en scène de la vie de la famille. La caméra nous le rappelle ici en effectuant d'incessants allers-retours entre l'intérieur et le paysage environnant, élément essentiel du projet de l'architecte, qui a exploité le système des terrasses naturelles pour créer un jardin. Les murs qui l'entourent sont découpés de manière à cadrer des vues panoramiques sur la Méditerrannée.


Georges Rousse, la lumière et la ruine
Gilles Perru (21 min, 1999)
 

Portrait d'un artiste solitaire et patient, amoureux de la friche industrielle comme mémoire des lieux de son enfance. La caméra déambule dans une usine désaffectée, sur les pas de Georges Rousse équipé d'un appareil photo. Il dévoile les étapes constitutives de son travail illusionniste : la construction d'un espace imaginaire comme métaphore de l'objectif.

Depuis 1982, Georges Rousse (né en 1947) explore des lieux en cours de démolition qu'il modifie le temps d'une photographie. Avec, pour support conceptuel, le dessin préparatoire qui organise la lumière et, pour support spatial, l'architecture du lieu qu'il transforme en perçant des cloisons et en badigeonnant les murs de couleurs pures, traitées en aplats. Les carrés et rectangles ainsi obtenus constituent une grille colorée qui s'interpose entre le regard du spectateur et l'espace réel. Le cliché photographique final, seul témoin de l'espace reconstruit par le désir de l'artiste, fige le lieu dans l'oeuvre. Ainsi, sans nostalgie aucune, Georges Rousse peut s'en aller...


Intersection conique de Gordon Matta-Clarck
Marc Petitjean (11 min, 2001)
 

Lorsque le réalisateur rencontre Gordon Matta-Clark en 1975 à la Biennale de Paris, ce dernier cherche un lieu entre les Halles et le futur centre Georges Pompidou pour une oeuvre en projet. Marc Petitjean lui indique un immeuble abandonné que lui-même photographie depuis plus d'un an. Constitué principalement du document vidéo réalisé alors, ce film est un témoignage sur une oeuvre éphémère.

Le projet de Gordon Matta-Clark consistait à découper le volume d'un cône au travers de deux immeubles. Légèrement déformé vers le haut, ce cône devait s'organiser autour d'un axe central formant un angle de 45° avec la rue. Semblable dans sa structure à celui que prend toute lumière dont l'origine est limitée, ce cône devait proposer un type de "son et lumière" particulier, ouvert sur les ambiances naturelles de la rue. En taillant peu à peu dans l'immeuble en ruine les contours de cette figure géométrique et pour "sortir des gravats une forme correcte qui corresponde à une idée", l'artiste s'est investi physiquement pendant deux semaines. Pour Marc Petitjean, le contraste entre l'urgence de cette action et la longue période pendant laquelle il avait lui-même fréquenté ce lieu destiné à une destruction imminente, constitue une trame sensible où Gordon Matta-Clark représente le "dernier habitant, à la fois fulgurant et inattendu, du 29 de la rue Beaubourg".


Architectures parallèles - Instant City - Peter Cook
Odile Fillion, Maurice Benayoun (4 min, 2001)
 

Instant City est un projet de ville nomade dessiné en 1968 par les architectes du groupe anglais Archigram. À l'aide d'images numériques, ce court film ludique restitue l'univers merveilleux "de gadgets, d'expériences et de machines", de ses dessins futuristes. Peter Cook, l'un des membres d'Archigram, rappelle avec jubilation l'histoire de cet environnement interactif.

En 1968, Peter Cook, Dennis Crompton et Ron Herron imaginent une ville itinérante qui pourrait, un instant, superposer de nouveaux espaces de communication à une ville existante. Ils conçoivent ainsi un environnement audiovisuel (mots et images projetés sur des écrans suspendus), associé à des objets mobiles (ballons dirigeables avec tentes suspendues, capsules, mobile homes) et technologiques (grues portiques, raffineries, robots). Une ville destinée à une population individualiste en mouvement, consommatrice d'informations. Les dessins aux couleurs criardes, inspirés par la culture populaire, empruntent à la publicité, la mode, la BD de science-fiction et aux arts plastiques, leurs collages de mots, onomatopées, bulles et photos. Cette ville libertaire, débarrassée des architectures au profit des images, restera toutefois sur le papier.


Dessine-moi ton école
Thierry Marchadier (26 min, 2004)
 

L'école maternelle de Doyvillers dans les Vosges, réalisée en 1987 par les architectes Alain Carlignies et Marie-Josée Canonica, est observée ici sous l'angle des usages : l'architecture n'y a de sens que parce que les enfants l'habitent. Le montage alterne les commentaires des architectes, du maire, de la directrice et d'une mère d'élève, avec les activités des enfants, et fait ainsi découvrir le résultat de cette aventure collective.

Dans cette construction qui n'emprunte à la région que le travail du bois, tout est conçu pour permettre en douceur "le glissement entre l'univers familier et celui de la collectivité". Une suite de façades très ouvertes (grille lâche, arbres, poteaux espacés du préau, immenses baies vitrées) garde parents et enfants en contact proche. Les fenêtres des salles de classe, à hauteur d'élève, donnent largement sur les champs et les chevaux. À l'intérieur de l'école, les enfants retrouvent des éléments de leur environnement habituel : des escaliers où ils peuvent lire, des recoins pour les secrets, une rambarde à trous ronds pour observer les autres. Le lieu de la sieste, en mezzanine, est pensé pour que le repos profite de la présence rassurante et discrète des plus grands. L'architecture même est un terrain de jeu : sous le préau, on peut enjamber, enfourcher les accoudoirs-murets des bancs ou encore faire des grimaces contre leur dossier vitré qui donne sur le couloir.


Zone of initial Dilution
Antoine Boutet (30 min, 2006)
 

Chine, barrage des Trois-Gorges : son chantier démesuré, son millier d'hectares inondés, ses 2000 villes et villages engloutis, qu'une voix de speakerine énumère au long du film. Ou bien les voix préenregistrées diffusées sur les sites touristiques, anticipant l'achèvement du barrage, nous en délivrent-elles l'historique glorieux : vaine enjolivure sur ces paysages à la fois défigurés et saisissants.

Une question d'échelle, comme un défi lancé à la caméra. Les plans fixes qui composent le film en grande part s'enivrent de ces paysages sans pareil, où l'immensité des architectures décharnées (infrastructures bétonnées, toujours en cours d'achèvement) épouse la démesure du territoire. Les figures humaines y sont souvent des silhouettes lointaines et mobiles, fatalement dépersonnalisées, comme si plus rien ici ne se jouait à hauteur d'homme. Aussi Antoine Boutet donne-t-il parfois le change et descend-il pour un travelling embarqué à travers les villages. Mais c'est pour ne donner à entendre qu'une litanie monocorde de noms : Chongqing, Xiakou, Guangyang, Yuzui, et autres lieux-dits engloutis par les eaux du barrage, comme si dommages et victimes n'avaient, dans cette Chine du XXIe siècle naissant, pas plus de réalité que ces slogans trompeurs déroulés à même le paysage : "My city, my perfect life", "No longer just a dream", entre autres témoignages d'une effroyable négation.


Unfinished Italy
Benoit Felici (33 min, 2010)
 

Sur les routes de Sicile, Benoit Felici filme des architectures laissées inachevées ces quarante dernières années et sur lesquelles la nature reprend progressivement ses droits. Certaines sont oubliées, trônant dans le paysage de façon insolite, d'autres réhabilitées. Par touches successives, le réalisateur témoigne de la poésie de ces ruines modernes et ébauche le portrait d'habitants qui ont toujours appris à vivre avec.

Ouvrant son film sur une citation du livre Le Temps en ruines de Marc Augé, Benoit Felici traduit d'emblée son goût pour les métaphores du fragment. Devant sa caméra, une série de projets ambitieux lancés par des politiciens désireux de marquer leurs mandats de ces imposantes constructions (stades, garages, hôpitaux, barrages, etc.) ne sont plus de simples architectures vernaculaires mais deviennent de véritables utopies. En ruines ou incomplètes (une piscine olympique abandonnée pour un mètre manquant aux 50 réglementaires), ces architectures sollicitent l'imaginaire et les désirs individuels ou collectifs. Elles racontent l'histoire d'un pays où chacun peut s'approprier leur caractère "en devenir", à l'instar du projet L'Incompiuto siciliano qui propose de les faire vivre de façon inédite. Unfinished Italy invite à s'interroger : quelles traces laissons-nous ? Que reste-t-il des lieux que nous arpentons, des objets que nous utilisons après notre disparition ?


Les chants de la Maladrerie
Flavie Pinatel (51 min, 2000)
 

Construite à la fin des années 1970 par l'architecte Renée Gailhoustet à Aubervilliers, la Maladrerie est un ensemble d'habitat collectif doté de formes angulaires atypiques et de jardins suspendus. À travers les chants de ses habitants et le cheminement des enfants dans les espaces communs, Flavie Pinatel ravive l'utopie de cette architecture, pensée comme un contre-modèle des grands ensembles.

Renée Gailhoustet rêvait d'une architecture où puissent entrer en harmonie l'espace individuel et l'espace collectif. Il suffit de parler d'harmonie pour penser à la musique, et l'espace ouvert par le chant est lui-même un mélange d'intimité et de partage. Les chansons appartiennent à tout le monde et pourtant elles expriment les plus profonds de nos sentiments. Déambuler à la suite des habitants, écouter leurs chants qui viennent des quatre coins du globe, c'est découvrir un territoire familier, une architecture vécue plus qu'un monument. Les formes de la Maladrerie, aujourd'hui délabrée, ses créneaux de béton, ses motifs de brique et ses bow-windows la font ressembler à un vieux manoir anglais. Sa végétation luxuriante, ses pelouses et ses recoins ombragés semblent offrir un décor idéal pour les jeux des enfants. Quelques tags et un caddy bleu échoué dans une mare nous feront-ils croire le contraire ? Le film se libère de tout préjugé pour laisser le regard s'épanouir calmement.