Actualité école
Exposition
DU 1 au 16 OCT. / HALL EXPO

Après avoir partagé les locaux de l'école des beaux-arts, avenue Boffrand, l'école d'architecture de Nancy occupait depuis 1969 un bâtiment provisoire conçu par Jacques Binoux et Michel Folliasson à Villers-lès-Nancy. Une vingtaine d'années plus tard, la construction d'un nouvel édifice plus pérenne est actée, avec la volonté de se rapprocher du centre de Nancy. Le terrain qui lui est alloué est situé sur la nouvelle ZAC Stanislas-Meurthe, dont elle constitue la première construction.Un concours d'architecture est alors engagé. Cinq textes de programmation successifs sont conçus par le groupe Coordination de l'Architecture, du Fonctionnement et des Équipements (CAFE) de janvier 1989 à avril 1992.L'une des singularités du concours pour l'école d'architecture de Nancy consiste dans son déroulement en trois étapes (et non deux). La première étape consiste en un appel à candidatures ouvert aux architectes exerçant en Europe (CEE) ou en Suisse. Le 10 septembre 1992, 60 candidatures sont évaluées sur un dossier anonyme de référence, parmi lesquelles 10 équipes sont sélectionnées pour participer à la deuxième étape.L'étape suivante est la première phase du concours de concepteur où les 10 équipes doivent fournir une note d'intention de trois pages maximums sur le thème « Une école d'architecture à Nancy » ainsi qu'une présentation graphique sur un format A3 présentant l'insertion urbaine de la future école. Le 23 octobre 1992, sur la base de ces documents, 5 équipes sont autorisées à passer en troisième étape.
Lors de la deuxième phase du concours de concepteur, les cinq architectes doivent s'assurer le support d'un bureau d'études techniques et d'un économiste. Sont demandées des pièces écrites (une note explicative de 5 pages, un cahier de plan au format A4, un tableau des surfaces, un estimatif des coûts, une proposition de note de complexité et un projet de marché d'APS) ainsi que des prestations graphiques (deux panneaux au format A0 en noir et blanc comportant un plan-masse au 1/500e, les plans des niveaux au 1/200e, une vue axonométrique du projet au 1/100e, une coupe construite selon un axe perpendiculaire au canal au 1/100e, deux élévations au 1/100e et un dessin au format A3 permettant la libre expression du candidat). L'ensemble est accompagné d'un dossier réduit reprenant les prestations écrites et la réduction des deux panneaux A0 ainsi que d'une maquette.Le jury de 15 membres, présidé par le préfet de Meurthe-et-Moselle, se réunit le 29 janvier 1993. Il désigne Livio Vacchini lauréat à l'unanimité moins une voix.De février à juin 1993, une commission de suivi mise en place à l'école d'architecture se réunit pas moins de 11 fois afin de préciser les attentes des usagers. Le permis de construire est déposé le 3 août 1993. Le 1er septembre de la même année, Livio Vacchini désigne Christian François et Patricia Henrion architectes d'opération. Après un travail important mené sur le recalibrage du projet par rapport aux possibilités financières ou encore aux contraintes techniques, le permis de construire est accordé le 7 janvier 1994.
Actualité école
Architecture contemporaine, critique et expérimentation
DU 1 au 16 OCT. / Hall expo


Cet enseignement est un temps fort dans le cursus des étudiants en troisième année de cycle licence au sein de l'école, l'exercice proposé à la promotion d'étudiants et étudiantes architectes consiste à produire une maquette analytique d'un édifice existant d'un architecte dont ils ont étudié largement la pratique. Il vise à mettre en exergue les ressorts singuliers d'un édifice. C'est un projet savant d'analyse et de critique. Faire une maquette d'un bâtiment déjà construit place l'édifice comme objet d'étude, la maquette est le projet. Matériaux, échelles, choix des plans de coupe et des angles de vue, couleurs… l'ensemble de leurs choix y fait sens et renvoie à l'impression d'une oeuvre à part entière qui en fait découvrir une autre ou la réinvente. L'objectif de cet enseignement est très lié aux valeurs fondatrices de l'école d'architecture de Nancy, faire dialoguer pratique et théorie, initier les étudiants à une approche scientifique, développer une approche critique aux prises avec les questions disciplinaires et tournées vers le projet.
Enseignement encadré par Vianney Leheup, Pierre Maurer et Anne Scheou

Actualité LHAC
L’héritage vivant des Summer Schools d’Édimbourg
Journée d'étude ENSA Paris-La-Villette Sous la direction de Federico Diodato, LHAC, ENSA Nancy, Nicolas Tixier, AAU_CRESSON, ENSA Grenoble / UGA.

Cette journée d'étude, s'intéresse à l'héritage de Patrick Geddes et de ses Summer Schools d'Édimbourg.
L'objectif est d'examiner comment son approche holistique et interdisciplinaire — fondée sur l'observation directe des territoires, l'expérience des lieux et le croisement de disciplines comme la biologie, la géographie, la sociologie et l'architecture — peut inspirer aujourd'hui les formations en architecture, urbanisme et paysage.
La rencontre étudiera également différentes expériences pédagogiques similaires, en Europe et aux États-Unis, afin de comprendre leur potentiel d'apprentissage, de transmission et d'action sur les territoires.
Enfin, elle cherchera à mettre en lumière les filiations intellectuelles de la pensée de Geddes, notamment ses liens avec l'écologie, la sociologie et l'histoire urbaine, pour réfléchir au rôle actuel des concepteurs face aux crises environnementales et à la nécessité de préserver l'habitabilité des territoires.
Expositions
Les Vosges dans l'oeil des photographes : du chantier au paysage reconstruit (1945-1979)
19.9.2026 - 3.01.2027


Commissaire de l'exposition :Actualité école
Architecture...
MAR. 22 SEPT. 2026 /18h30

Actualité école
Interroger la place des musées dans les parcours des architectes
envoi propositions jusqu'au 30 sept. 2026
Cet appel à communications propose d'explorer un champ encore peu étudié : les relations entre les architectes et les musées. Au-delà de l'histoire des bâtiments muséaux, le colloque organisé en novembre 2026 par les écoles d'architecture de Nancy et Paris-Bellevile interrogera la place des musées dans la formation, les pratiques, les réseaux et les trajectoires professionnelles des architectes en France, sans distinction de période. Les propositions pourront porter sur les architectes exposés dans les musées, leur rôle de collectionneur, conservateur ou administrateur, leurs pratiques de visite et leurs usages de la culture muséale, ainsi que sur la valeur symbolique et professionnelle de la commande muséale.Comité d'organisation :Actualité école
Ven. 26 juin / 15h30 / Amphi A


Actualité école
VEN. 29 MAI
35 candidats et candidates
35 candidats et candidates exposeront leurs mémoires devant leurs jurys à l'école nationale supérieure d'architecture de Nancy. Dans chaque jury : des enseignantes et enseignants de l'ENSA Nancy et d'autres écoles d'architecture, des architectes praticiens et des représentants de l'Ordre des architectes.A découvrir au 1er étage de l'école : l'exposition d'une planche graphique de présentation par mémoire
Soutenances HMONPActualité école
Entre ville et campagne
MAR. 2 JUIN / 18H

Architectures Raphaël Gabrion (Paris)
Prix de l'Habitat 2024

Pourtant, depuis la fin du XIXe siècle, la production de la ville en milieu périurbain a engendré des lieux sans qualité, au statut ambigu, souvent sans limites affirmées.
Face à ce constat, l'architecte défend la nécessité d'une architecture intériorisée tout en étant située. En mettant en intelligence différents lieux, l'architecture se révèle être un art des relations humaines dans un cadre bâti qui s'étend de la chambre jusqu'à l'horizon au travers d'une multitude d'intériorités.
Trois réalisations de l'agence de raphaël Gabrion illustreront la mise en relation spatiale entre la sphère intime et le grand paysage, sur les plans technique et fonctionnel aussi bien que sur l'expressivité des formes.
Enfin, cette intervention sera aussi l'occasion de rappeler les préalables incontournables que sont l'économie, l'approche environnementale et la dimension domestique et montrer comment ils sont des outils nécessaires dans la composition du logement.

ARCHITECTURES RAPHAËL GABRION est un atelier fondé en 2008 à Paris par Raphaël Gabrion. D'échelle réduite, l'atelier préfère limiter le nombre de projets sur lesquels travailler afin de privilégier la réflexion nécessaire à leur juste déroulement.En 2008, Raphaël Gabrion est lauréat des AJAP-albums de la jeune architecture et du paysage. En 2024, il est lauréat du prix de l'Habitat décerné conjointement par l'Ordre des architectes et l'Académie d'architecture. En 2025, il est nommé au prix de l'Equerre d'argent dans la catégorie Habitat avec le projet des 43 logements collectifs à Ivry-sur-Seine.A noter, actuellement Raphaël Gabrion est l'architecte de la future médiathèque du plateau de Haye à Nancy.
Actualité école
Du 13 mai au 10 juin


Nancy, brasserie (restaurant) et hôtel de voyageurs dit le Palais de la Bière, façade rue Saint-Jean, détail du décor sculpté / ph. Drapier Bertrand
Présentée à l'école du 13 mai au 10 juin 2026, elle a été inaugurée une première fois en octobre 2025 aux Archives municipales, dans le cadre des évènements Métro'Folies coordonnées par la métropole du Grand Nancy.
Elle réunit 21 panneaux réalisés par les étudiants de Licence 2 (2024-2025) en Histoire de l'architecture, complétés par 5 panneaux conçus par les Archives municipales et par les livrets monographiques des étudiants.


Actualité école
Vrin, une attention au monde
MAR. 5 MAI / 18H AMPHI B
Artiste-réalisateur
Maîtresse de conférences à l'école d'architecture de Nancy, docteure en histoire de l'art, chercheure au LHAC

Christian Barani construit une pratique qui associe les arts visuels au documentaire. Son travail prend la forme d'une poésie réaliste engagée dans une altérité improvisée. Depuis plus de vingt ans, il représente les vaincus, les cultures mineures, particulières et populaires. Son processus de réalisation met en place un dispositif performatif qui génère des images sans a priori.Souvent perdu dans l'espace, il marche, traverse, observe, ressent, analyse, il rencontre et capte les surgissements qui adviennent. Il dérive durant de longues heures jusqu'à l'épuisement.
Un matériau est ainsi récolté et l'écriture s'opère au montage. Différentes formes naissent et peuvent prendre la forme de film, de film installation, de documentaire déployé dans l'espace d'exposition et de lecture projection.
Ses travaux sont montrés dans des festivals, centres d'art et musées dans le monde : Les Abattoirs de Toulouse, M.A.S. Museum man de Stroom à Anvers, Les Rencontres Internationales Paris Berlin, Cité de l'architecture et du patrimoine de Paris, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Tbilisi Photography and Multimedia Museum en Géorgie, Fondation Michalski en Suisse, Columbia University à New York, Cinéma du réel à Paris, Musée Reina Sofia à Madrid, CPH:DOC Copenhagen, Khiasma au Lilas, L'onde à Velizy-Villacoublay, le Lieu Unique à Nantes, Musée d'Art Moderne du Havre, Les Escales Documentaires à La Rochelle, États généraux du film documentaire à Lussas, Musée d'Art Moderne de Yokohama…
Emeline Curien est architecte de formation et docteure en histoire de l'art, enseignante et chercheuse HDR à l'ENSA Nancy. Elle mène depuis plusieurs années des recherches sur les pratiques contemporaines de l'architecture. Avec des collègues philosophes, sociologues, anthropologues et architectes praticiens, elle a constitué, au sein du Laboratoire histoire humanités architecture contemporanéité (LHAC), une équipe de travail intitulée « Mutations ». Celle-ci s'intéresse à la façon dont les profondes transformations de l'espace social, culturel et environnemental en cours impactent l'habiter dans toutes ses dimensions. Il s'agit fondamentalement de penser la production et l'occupation de l'espace au XXIe siècle, et leurs implications sur les pratiques habitantes et les identités, les enjeux politiques, symboliques, rituels, techniques, tout autant que poétiques et éthiques. L'enjeu est également d'interroger, à la lumière de ces changements, les fondements des métiers et des pratiques de l'architecture, de l'urbanisme et du paysage, mais aussi ceux de l'enseignement et de la recherche en école d'architecture. Ces réflexions nourrissent ses activités en tant qu'enseignante, chercheuse, auteure de livres, articles et expositions sur les pratiques contemporaines de l'architecture.Actualité école
Préfabrication et matériaux biosourcés : inventer une nouvelle écriture urbaine
MAR. 12 MAI / 18H

Architecte, Déchelette Architectures, Paris
AJAP 2023

Emmanuelle Déchelette est diplômée de l'ENSA Paris Val-de-Seine du domaine d'études écologie. Parallèlement à ses études, elle voyage et se forme dans les agences Lhoas & Lhoas à Bruxelles, Aboutblank à Istanbul, au monastère Matho Gompa au Ladakh où elle participe à l'extension d'un monastère Bouddhiste puis dans l'agence Pierre-Antoine Gatier, architecte en Chef des Monuments Historiques à Paris. En 2015, elle intègre l'équipe de Foster + Partners à Londres. De retour en France, elle complète sa formation par une année de formation en menuiserie au Lycée Technique Léonard de Vinci. Elle a enseigné l'initiation à l'architecture à l'École primaire Gutenberg dans le 15e arrondissement et est aujourd'hui marraine de l'école d'architecture pour enfant du CAUE.



Actualité école
DU 27 au 29 AVRIL / GUNSBACH
Perspectives rurales fédère des enseignants et des chercheurs provenant d'écoles d'architecture et de paysage internationales, mais aussi d'universités et d'écoles d'ingénieur-agronome.
Le programme complet des 12es rencontres du réseau Perspectives RuralesRedirection vers le site Perspectives RuralesDirection scientifiquePartenaires
L'École nationale supérieure d'architecture de Saint-Etienne (ENSASE), ENSACF l'École nationale supérieure d'architecture de Clermont-Ferrand (ENSACF), l'Ecole nationale supérieure d'Architecture de Strasbourg (ENSAS), l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Nancy (ENSAN), et les laboratoires de recherche AMUP, LHAC, SAGE, et la Chaire Nouvelles ruralités – Architecture et milieux vivants.
Actualité école
MAR. 28 AVR. / ENSA Strasbourg

Cette séance inaugurale a pour objet de mettre en débat les recherches sur l'histoire du patrimoine régional et des processus de patrimonialisation (Alsace et Lorraine). Il s'agit d'éclairer et analyser des pratiques de transformation d'édifices adaptées à leurs spécificités relevant de contextes historiques variés du XIXe au XXe siècle.
Coordonné par :Matin / Cathédrale
Après-midi / ENSAS Amphi Diego Peverelli
Conférence 2025-2026
L'architecture face aux nouvelles ruines
MAR. 26 MAI / 18H
Docteur en histoire de l'architecture, professeur ENSA Paris-Est
Architecte urbaniste, atelier AFL Atelier Füzesséry Landauer, Paris

Nous sommes aujourd'hui confrontés à un paradoxe majeur : il faudrait construire un monde nouveau mais nous n'avons plus les moyens de le faire. Le changement climatique impose à lui seul une conception entièrement renouvelée du bâti ; l'élévation du niveau de la mer et l'augmentation des catastrophes naturelles exigent de repenser la position et l'organisation des établissements humains ; les limites planétaires appellent une réorganisation profonde du territoire et du construit. Seulement voilà : le monde, accablé par deux siècles d'intense production, a besoin de répit ; il ne peut accepter la démolition des existants et l'édification de nouvelles installations, lesquelles alourdiraient son bilan carbone et épuiseraient davantage ses ressources. Nous devons donc utiliser les situations déjà construites et non plus les étendre ou les remplacer.
Mais comment convertir des sols et des bâtiments dégradés — ruines potentielles ou avérées — en substrats d'un monde durable ? La plupart des artefacts au sein desquels nous évoluons ont en effet été construits au cours du dernier siècle ; à ce titre, ils sont très largement responsables des dérèglements écologiques que nous subissons aujourd'hui. Les maintenir ne peut s'envisager sans reconsidérer la capacité de ces mêmes artefacts à compenser des perturbations dont ils sont eux-mêmes la cause. Il ne suffit donc pas de substituer la transformation à la construction ; il nous revient également d'aborder les questions techniques et théoriques que pose aujourd'hui la réparation d'un héritage chargé — en quantité comme en désordre — avec lequel nous sommes désormais contraints de nous arranger.

Architecte, docteur en histoire de l'architecture et habilité à diriger les recherches (HDR), Paul Landauer est professeur à l'ENSA Paris-Est où il dirige la filière de master « Transformation ». Il est également chercheur à l'OCS. Il a publié de nombreux articles et livres, parmi lesquels L'invention du grand ensemble (Picard, 2010), L'architecture, la ville et la sécurité (PUF, 2010), Émile Aillaud, portrait d'architecte (éditions du Patrimoine, 2011), Post-Démolition (Park Books / Building Books, 2025) et Stock. Architectures de survie et de transmission (éditions du Pavillon de l'Arsenal, 2026). Il est commissaire de l'exposition « Stock » qui se déroule actuellement au Pavillon de l'Arsenal à Paris (du 15 avril au 28 juin 2026). Il exerce également une activité d'architecte-urbaniste au sein de l'atelier Landauer.Paul Landauer est architecte DPLG diplômé de l'école d'architecture de Nancy. Il a été également membre du laboratoire LHAC de l'ENSA Nancy.