Journée internationale d'étude - Patrimoine mondial UNESCO

17 mai 2018 Site Boffrand Inscriptions

Journée internationale d'étude - Patrimoine mondial UNESCO


 


L'inscription sur la liste du patrimoine mondial : quelles connaissances scientifiques et compétences professionnelles afin d'oeuvrer  au repérage, au projet et à la gestion des biens patrimoniaux ?

Journée internationale d'étude
Patrimoine mondial UNESCO

17 mai 2018 / NANCY

Site Boffrand / (1 rue Boffrand à Nancy)
Ecole nationale supérieure d'architecture de Nancy (France)



 

 Programme détaillé


Le patrimoine mondial, un contexte national et international en évolution

La récente loi Liberté de la création, architecture et patrimoine du 7 juillet 2016 témoigne d'une nouvelle ambition concernant les biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Avec l'obligation de la mise en oeuvre d'un plan de gestion du bien et le nouveau dispositif des Sites patrimoniaux remarquables, la loi offre aux territoires concernés de nouvelles perspectives de gouvernances, d'animation et de gestion.
Par ailleurs, dans le monde, le nombre de candidatures à une inscription sur la liste du patrimoine mondial continue d'augmenter. Les États parties de l'UNESCO, qui reçoivent ces candidatures émanant de leurs territoires, tiennent à jour une liste indicative de biens qu'ils ont l'intention de proposer à l'inscription dans les années à venir. Ces candidatures posent, de façon critique, la question de la définition de la valeur universelle exceptionnelle du bien considéré.

De la définition à la gestion d'un bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial, quelles sont les nouvelles pratiques mais aussi les évolutions des compétences professionnelles impliquées ? De nouveaux champs d'activités économiques et d'expertise semblent de fait émerger, impliquant des compétences et des savoir-faire nouveaux, notamment en matière d'architecture, d'urbanisme et de paysage.

Aussi, le Laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine, installé au sein de l'École nationale supérieure d'architecture de Nancy, propose d'ouvrir un espace d'échanges et de recherche afin d'explorer l'ensemble de ces questionnements. Fondé sur le partage d'expériences entre acteurs académiques, économiques et politiques, il vise à dresser un état des connaissances scientifiques et des compétences professionnelles impliquées dans ces processus. Cet état de l'art et sa mise en perspective critique pourront alimenter utilement de futures pistes de recherches et d'enseignements pour des formations professionnelles visant à répondre aux enjeux du patrimoine mondial. 

Au cours de cette première journée d'étude sur le patrimoine mondial, qui s'inscrit dans le contexte de l'année européenne du patrimoine culturel, seront présentées huit communications retenues par un comité scientifique ad hoc. Développant des approches monographiques ou comparative de biens inscrits ou de projet d'inscription au patrimoine mondial, ces communications s'organisent autour des trois sessions thématiques traitant successivement des outils de protection réglementaires, des plans de gestion et de la valeur universelle exceptionnelle. Imaginaires collectifs et limites du patrimoine mondial seront débattus lors d'une table ronde conclusive qui nous éclairera sur les enjeux à prendre en compte pour la formation au patrimoine mondial.

 

Joseph Abram

Lorenzo Diez

Pierre Maurer




 


Une journée d'étude proposée par le Laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine 
EA7490 LHAC

en partenariat avec
Le ministere de la Culture
la DRAC Grand Est
la région Grand Est
la métropole du Grand Nancy
l'Association des biens français du patrimoine mondial  
L'inventaire

 

Comité scientifique :

Joseph Abram (ENSA Nancy), Gauthier Bolle (ENSAP Bordeaux), Mireille-Bénédicte Bouvet (Région Grand Est – Service de l'inventaire), Mickaël Colin (GRAHAL sarl), Catherine Coutant (Association des biens français du Patrimoine mondial), Lorenzo Diez (ENSA Nancy ; École de Chaillot), Sophie Eberhardt (École polytechnique de Prague ; Lépac), Maria Garvari-Barbas (Université Paris I – Panthéon Sorbonne), Pierre Maurer (ENSA Nancy), Eva Mendgen (Historienne de l'art allemande), Andrea Rumpf (directrice du Luxembourg center for architecture), Jonathan Truilllet (DRAC Grand Est - CRMH), Hélène Vacher (ENSA Nancy).

 

Comité d'organisation :

Lorenzo Diez, Pierre Maurer, Christophe Huon, Fiona Zingarelli (École nationale supérieure d'architecture de Nancy)

 

construire en composite pour l'architecture

Colloque / 23 novembre 2017

construire en composite pour l'architecture

Construire en composite pour l'architecture

Le cycle « Construire en composite pour l'architecture » propose de faire le point sur l'utilisation structurelle des matériaux composites en architecture, filière peu connue en architecture mais à fort potentiel. Il contribue au développement de la filière composite pour la construction architecturale.
Cycle et recherche initiés et portés par Christelle Chalumeaux, enseignante-chercheuse, LHAC, Ensarchitecture de Nancy ; soutenus par le Bureau Ministériel de la Recherche Architecturale, Urbaine et Paysagère (Braup), Orgagec, Artificial Architecture.

Mars 2019 - Prochain rendez vous
COLLOQUE COMPOSITE mars 2019 / Paris
Pour faire suite au premier colloque « Construire en composite pour l'architecture » qui s'est tenu à l'école d'architecture de Nancy, le 23 Novembre 2017, le prochain colloque portant sur l'architecture et le composite se tiendra au JECWorld à Paris, le 13 mars. Christelle Chalumeaux, enseignante architecte et chercheur au LHAC y participe lors de l'exposé intitulé  'Architecture, building, construction and infrastructure: lasting and sustainable solutions with high living standards'.
Ce colloque prolongera en partie l'axe 4 'Limits and challenges of compositestructural use for architecture today' du colloque 1.
+ d'infos sur le programme 

 
Novembre 2017
1er colloque construire en composite à l'école d'architecture de Nancy
Information, programme et vidéos du Colloque 1
 
 
 


en savoir plus :

Les composites et l'architecture : contexte et enjeux d'une utilisation structurelle


Les matériaux composites sont à ce jour très peu utilisés en structures constructives dans le domaine de l'architecture.

Ils sont méconnus de la maîtrise d'oeuvre et de la maîtrise d'ouvrage et inexistants dans l'enseignement et la recherche en école nationale supérieure d'architecture française.

De nombreuses réalisations expérimentales apparaissent à travers le monde, dans les années 1960-1970.  Aujourd'hui, quelques constructions architecturales bénéficient des applications, de la recherche et du développement effectués récemment dans le domaine du génie civil.

Les qualités spécifiques des composites — mécaniques, thermiques, d'étanchéité air-eau —, leur légèreté, leur sobriété en coût de maintenance, en font des matériaux performants et concurrentiels dans le nouveau contexte de la production architecturale. De plus, la recherche actuelle sur les composites (bio-sourçage, recyclabilité, évaluation environnementale), l'avancée des procédés de mise en forme et de mise en oeuvre, l'évolution des outils de dimensionnement, de caractérisation et de contrôle non destructif, le développement des métacomposites, offrent de nouvelles perspectives pour une application structurelle des composites en architecture.

Les évolutions sociales et démographiques, la densification urbaine, l'enjeu de la transition énergétique, créent un contexte stimulant pour trouver des solutions et systèmes constructifs nouveaux.

Ce secteur d'activité est potentiellement très compétitif s'il est sollicité pour développer avec les architectes des solutions structurelles en faveur de la qualité d'usage et de la durabilité des réalisations.





Composite

Le mot composite est entendu ici comme matériau constitué d'au moins deux composants non miscibles, une matrice et un renfort, assemblés artificiellement et collaborant structurellement.

Il recouvre les composites à matrice polymère de synthèse et s'ouvre avec les recherches actuelles aux polymères naturels, mis en oeuvre artificiellement avec des renforts éventuellement biosourcés.

 

Rencontres Interdisciplinaires Mutations

Rencontres Interdisciplinaires Mutations

« Humains, non-humains et crise
environnementale : pour des architectures
et des territoires du vivant »
 
Deuxième édition
18 et 19 Novembre 2019
Télécharger le programme
 

Présentation des rencontres

Les prochaines Rencontres Interdisciplinaires Mutations « Humains, non-humains et crise environnementale : pour des architectures et des territoires du vivant » auront lieu à l'ENSArchitecture Nancy les 18 et 19 novembre 2019 en présence de :
  • Pierre Janin (architecte, Agence Fabriques, Architectures Paysages, Lyon);
  • Thomas Le Roux (historien, chargé de recherche au CNRS, GRHEN, EHESS);
  • Philippe Grandcolas (Directeur, Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité, Muséum national d'Histoire naturelle , CNRS, Sorbonne Université, EPHE, UA);
  • Catherine Deschamps (socio-anthropologue, enseignante ENSarchitecture Nancy, EVCAU / LHAC);
  • Mathias Rollot (architecte, enseignant ENSArchitecture Nancy, LHAC).



 
Pour leur deuxième édition, les RIM proposent de s'interroger plus spécifiquement sur les enjeux de la prise en compte des non-humains dans nos sociétés et dans la pensée et la fabrication de l'architecture et des territoires, en faisant travailler ensemble étudiants et chercheurs en architecture, architectes, historiens, anthropologues, sociologues et écologues. Elles invitent à réfléchir aux évolutions possibles des pratiques de l'architecture au coeur de la crise environnementale que nous vivons, en questionnant la nature et les formes des relations - politiques, scientifiques, économiques, techniques, sociales, psychologiques… -  que nous construisons avec la faune, la flore, mais aussi les artefacts, les objets techniques... Tout ce qui constitue, en somme, les écosystèmes auxquels nous appartenons, écosystèmes que nous avons participé à construire et dont nous avons désormais la responsabilité.
 

Programme des rencontres

Lundi 18 novembre /

Pédagogie et pratique

13h30 – 17h30 // Atelier Mutations : échanges avec les étudiants de M2.1 en atelier de projet

18h30 – 20h00 // Conférence open class de l'architecte Pierre Janin « Homme-animal » (amphithéâtre, ouvert à tous)
 

Mardi 19 novembre /

Recherche et médiation

09h00 – 10h30 // « Pourquoi encore une recherche architecturale ? », Séminaire de Mathias Rollot, (salle 0.03, ouvert à tous)

11h00 – 12h30 // « La Biodiversité, entre notre perception et la réalité », Séminaire de Philippe Grandcolas, (salle 0.03, ouvert à tous)

14h00 – 15h30 // « Industrialisation, histoire environnementale et matérialité », Séminaire de Thomas Le Roux, (salle 0.03, ouvert à tous)

16h00 – 17h30 // « Humains, non-humains et crise environnementale : pour des architectures et des territoires du vivant », Table ronde avec l'ensemble des invités, animée par Emeline Curien et Cécile Fries-Paiola (amphithéâtre, ouvert à tous)

Les interventions ont lieu à l'ENSArchitecture Nancy, site Boffrand (1 avenue Boffrand).

 

Les organisateurs

Les chercheurs/enseignants/praticiens composant l'équipe pédagogique Mutations, rattachés à l'axe 3 du LHAC de l'ENSAN – Christelle Chalumeaux, Émeline Curien, Cécile Fries-Paiola, Hervé Gaff, Serge M'Boukou, Claude Valentin et Christian Vincent –, sont les organisateurs de ces deuxièmes rencontres interdisciplinaires. Menées dans les champs de la pratique architecturale, de la philosophie, de l'anthropologie et de la sociologie, les recherches de l'équipe Mutations partagent le constat sans appel des profondes mutations de l'espace socio-économique, culturel et environnemental en cours. Ces transformations ont un impact sur l'habiter dans toutes ses dimensions. Elles nécessitent d'interroger les fondements des métiers et des pratiques liées à l'architecture, et de penser leurs effets dans les champs de l'enseignement et de la recherche.
Affronter la diversité des pratiques de l'architecture, ainsi que la complexité de leurs effets sur l'homme et les sociétés, implique le recours à la pluralité des approches et des ressources mobilisées par les sciences humaines. C'est la raison pour laquelle l'équipe Mutations est constituée d'architectes engagés dans une réflexion sur la pratique, et de chercheurs en anthropologie, architecture, histoire, philosophie et sociologie. Elle se propose de contribuer aux recherches de l'axe 3 du LHAC « Production et réception de l'architecture, Cultures de l'habiter, pratiques professionnelles : approches théoriques et critiques dans des mondes en mutations » et ainsi de repérer et d'anticiper les grandes transformations et les « signaux faibles » qui traversent les sociétés, et de penser leurs effets pour la pratique et la pensée sur l'architecture. Pour les aborder dans une visée critique et prospective, elle les envisage en articulant deux orientations de recherche étroitement connectées, l'une orientée vers la « production » de l'architecture, l'autre vers sa « réception ».
La première concerne la production de l'architecture et de l'urbanisme dans un contexte socio-économique, culturel et environnemental inédit, et ses implications anthropologiques et théoriques. Elle se construit à travers l'étude de l'organisation des intervenants, des modes de représentation et des processus de conception, ainsi que de l'élaboration des structures et de l'emploi des matériaux. Elle s'intéresse à ces questionnements dans le champ des métiers de l'architecture, et analyse leurs impacts en termes d'habitabilités alternatives. Elle explore non seulement les processus à l'oeuvre chez les professionnels, mais aussi les transformations de l'espace opérées par les populations et leurs constructions politiques.
La seconde orientation de recherche consiste à interroger la réception de l'architecture et de l'urbanisme contemporains, de leurs objets et espaces, en termes d'expérience, de représentations, de significations, d'usages, ainsi que du point de leurs effets sociaux, politiques et environnementaux. Elle s'intéresse autant à la réception par les habitants que par la critique. Elle interroge nos manières d'appréhender les objets architecturaux et leurs effets sur leurs usagers, par un questionnement sur les notions d'expérience, de perception, de signification, en convoquant notamment les ressources de la sémiotique, de la systémique, et celles des enquêtes de terrain. Elle regarde comment et en quoi les spatialités et les spatialisations liées aux mondes contemporains contribuent à modifier nos mythes, nos rites, nos rythmes, nos cultes, nos légendes, nos idoles et nos façons de composer nos fictions et récits. Il s'agit également de se nourrir de la rencontre d'autres mondes (situés dans d'autres situations géographiques et historiques) afin de nourrir notre compréhension de l'ici.
Les orientations proposées recouvrent le réseau de questionnements traditionnellement portés par la théorie et la critique architecturales, et visent à leur enrichissement par la rencontre avec les sciences sociales. L'équipe fait l'hypothèse que la confrontation entre pratiques professionnelles et spontanées, théories architecturales et approches anthropologiques, entre questionnements philosophiques et enquêtes sociologiques, est désormais nécessaire pour penser la production et l'occupation de l'espace au XXIe s., et leurs implications sur les pratiques habitantes, les identités, les enjeux politiques, symboliques, techniques, poétiques et éthiques.

Les objectifs de ces deuxièmes RIM s'inscrivent dans la continuité de ceux de la précédente édition. Le premier objectif est scientifique. Il s'agit pour les membres de l'équipe Mutations de renforcer leurs bases communes de travail, à propos des mutations sociales, économiques, politiques et écologiques contemporaines. L'équipe souhaite également que ces rencontres soient un véritable moment d'échange, dont les invités issus de différents horizons scientifiques pourraient tirer parti, en prenant connaissance des recherches et réflexions menées dans le champ de l'architecture et de la ville. En bref, il s'agit, d'une part, de penser le lien entre interdisciplinarité et appréhension des grandes mutations, et d'autre part, d'envisager des pistes possibles de collaboration scientifique interdisciplinaire pour accompagner les recherches contemporaines dans les champs de l'architecture et de la ville.
Le deuxième objectif est pédagogique. En effet, l'organisation de cette rencontre permet de travailler autrement lors de l'enseignement de projet sur un quartier de Nancy, atelier animé par les enseignants de l'équipe Mutations au premier semestre de Master 2, ainsi que dans les différents cours de Master. Les étudiants sont chargés de préparer la venue des invités, en effectuant un travail de lectures théoriques pour connaître leurs objets de recherche et pensées : la problématique des RIM 2 fera ainsi partie intégrante des objectifs de l'atelier de projet Mutations du premier semestre 2019-2020. Dans un second temps, les étudiants bénéficieront d'un échange avec les invités sur leur projet, lors des RIM.
Le troisième objectif est un objectif d'ouverture et de médiation à destination des praticiens en architecture et du grand public. Ces rencontres sont aussi l'occasion de proposer aux praticiens en architecture comme un plus large public des temps de réflexion sur les enjeux contemporains auxquels se doivent de faire face l'architecture et les territoires.



Direction scientifique :
Emeline Curien : emeline.curien@nancy.archi.fr
Cécile Fries-Paiola : cecile.fries@nancy.archi.fr

Partenaires : ENSArchitecture Nancy / Laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine