LHAC

LHAC

Un laboratoire de référence pour l’architecture contemporaine.

Le LHAC (Laboratoire d’Histoire de l’Architecture Contemporaine) travaille à une histoire des idées architecturales et urbanistiques en France aux XIXe et XXe siècles : les traditions rationalistes, classiques, régionalistes ou encore l’invention de la doctrine dont sont nés les grands ensembles.
Le LHAC contribue à la connaissance de l’architecture et de l’urbanisme des régions Est, de l’Art Nouveau à Jean Prouvé, des villes de la Lorraine annexée aux projets de Le Corbusier pour Saint-Dié.
2éme congrès francophone d'histoire de la construction à l'ENSA de Lyon

2éme congrès francophone d'histoire de la construction à l'ENSA de Lyon

Le deuxiéme congrès francophone d'histoire de la construction se tiendra à Lyon les 29, 30 et 31 janvier 2014.

Organisé sur trois jours, le congrès comportera 4 communications en séances pléniéres, 144 communications  de 18 pays différents répartis en 42 sessions, ainsi qu'une demi journée de visites thématiques de bâtiments remarquables de l'agglomération lyonnaise. 

Il s'adresse à toute personne engagée dans une activité culturelle, scientifique, professionnelle, ou pédagogique qui s'intéresse aux cultures constructives.

Emeline Curien, maître-assitante à l'ENSArchitecture de Nancy et chercheuse associée au LHAC, présentera une intervention intitulée Références au passé et choix constructifs dans l'architecture suisse alémanique des années 1980.


Auguste Perret, Huit Chefs d’œuvre !/?– Architectures du béton armé

Auguste Perret, Huit Chefs d’œuvre !/?– Architectures du béton armé

L’exposition «Auguste Perret, Huit Chefs d’œuvre !/?– Architectures du béton armé», organisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en collaboration avec la Fondazione Prada, aura lieu du 27 novembre 2013 au 19 février 2014 à Paris, au sein du Palais d’Iéna (siège du CESE) et mettra à l’honneur un des parcours architecturaux les plus inspirants du XXe siècle. Joseph Abram, en tant que commissaire scientifique, assure, avec son équipe de l'école d'architecture de Nancy, la cohérence théorique et historique du projet. L’agence d’architecture OMA AMO, commissaire artistique, est en charge de la conception de la mise en scène.

Site de l'exposition


Fils d’un tailleur de pierre communard, passionné dès son adolescence de lectures, de chantiers et de théories, Auguste Perret a développé tout au long de sa carrière une pratique architecturale exigeante fondée sur des dispositifs compacts reliant le pensé, le graphique et le construit en une puissante mécanique créative. Ses réalisations, sous-tendues par une remarquable compétence technique, mêlent l’universel et le quotidien, l’ordinaire et le sublime, en une chaîne ininterrompue d’inventions et d’expérimentations déployée sur plus de cinq décennies.

Grâce à une problématique théorique solide et des moyens de production contemporains, cette exposition entend renouveler le regard porté sur cet intellectuel constructeur à travers huit édifices majeurs: l’immeuble de la rue Franklin (1903), le théâtre des Champs-Elysées (1913), l’église du Raincy (1923), la salle Cortot (1928), le Mobilier National (1934), le Palais d’Iéna (1937), l’Hôtel de Ville du Havre (1950) et l’église Saint Joseph (1951). Par-delà la permanence classique de ces huit modèles de béton créés par Auguste Perret, c’est l’héritage moderne et son caractère polymorphe que l’exposition entend questionner aujourd’hui.

La revue hebdomadaire d'Architecture " La Construction Moderne fac similé ", à l'occasion de l'exposition " Auguste Perret, huit chefs-d'oeuvre !/? " a dédié un numéro complet à Auguste Perret, dont l'édito de ce numéro a été écrit par Joseph Abram. On y découvre 4 articles réédités. Chacun dédié à l'une des réalisations majeures de l'agende Perret que sont le théâtre de Champs-Elysées, l'église Notre-Dame du raincy, le Mobilier national et le musée des Travaux publics. 



Article du moniteur




Miuccia Prada, Joseph Abram and Rem Koolhaas.

Photo By Courtesy photo


Églises en quête de modernité

Exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine - 16 décembre au 31 janvier 2014

16 décembre au 31 janvier 2014

Églises en quête de modernité

 

Églises en quête de modernité
1945 - 1975 en Meurthe-et-Moselle

A l’exception de quelques exemples emblématiques, les églises de la période des Trente Glorieuses sont aujourd’hui pour la plupart méconnue. Souvent implantées à l’écart des centres anciens, elles suscitent peu d’intérêt. Ces édifices composent pourtant un réel florilège de l’architecture de la seconde moitié du XXème siècle. La diversité des expressions architecturales et le nombre d’édifices donnent à cette production artistique toute sa valeur. Aujourd’hui, cinquante ans après, ces églises arrivent à la croisée des chemins : désaffection, abandon ou encore mise en vente mettent leur avenir en question.
 
L'exposition, qui a été présentée à l'été 2012 à Nancy, est aujourd'hui présentée à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris, du 16 décembre au 31 janvier 2014. 

Plus d'informations ici 

 

Conférence Genèse et devenir du CEA à Saclay

Philippe PROST et Ana Bela DE ARAUJO

Conseil économique social et environnemental, Paris

Samedi 8 février 2014 à 15h30

Conférence Genèse et devenir du CEA à Saclay

Conférence dans le cadre de l'exposition "Auguste Perret, huit chefs-d'oeuvre, architectures du béton armé".

Intervenants : Philippe PROST et Ana Bela DE ARAUJO.

De 15h30 à 17h00
Salle Hypostyle
Conseil économique social et environnemental
9 place d'Iéna
75016 Paris

La conférence sera suivie d'un concert de piano en partenariat avec l'École Normale de musique de Paris.
des maisons métalliques pour l'afrique

des maisons métalliques pour l'afrique

Journée d'études vendredi 21 novembre

Grâce à un prêt exceptionnel du Centre Pompidou, le musée de l’Histoire du fer, établissement de culture scientifique et technique du Grand Nancy, présente la maison tropicale de Jean Prouvé (appartenant à la Centre Pompidou Foundation) dans ses espaces extérieurs jusqu’au 24 novembre 2014.

En marge de cet événement exceptionnel, le musée de l’Histoire du fer propose une exposition temporaire « Des maisons métalliques pour l’Afrique : la maison tropicale de Jean Prouvé » et une journée d’études, le vendredi 21 novembre 2014 en partenariat avec le LHAC - Laboratoire de l'histoire de l'architecture contemporaine - Interventions de Hélène Vacher, Karine Thilleul, Joseph Abram, Catherine Coley, 

Cette journée d’études, réunissant les spécialistes du sujet, est dédiée à des conférences et débats sur l’architecture métallique pour l’outre-mer et l’Afrique et aux dernières recherches sur les maisons de Jean Prouvé pour l’Afrique. Elle est ouverte en accès libre et gratuit à tous ceux, passionnés, qui veulent en savoir plus sur cette maison exceptionnelle et sur Jean Prouvé, grand innovateur dans le domaine de l’architecture métallique au 20e siècle !

Téléchargez le programme et le bulletin d'inscription.

Renseignements
musée de l’Histoire du fer
1 avenue du Général de Gaulle
54140 Jarville-la-Malgrange
Tél : 03 83 15 27 70
publicsmuhf@grand-nancy.org

Exposition Reims - Vue du tram

Vernissage le mardi 11 mars à 18h

Exposition Reims - Vue du tram

À l'instar du dépliant Reims - Vue du tram, l'exposition réalisée par la Maison de l'architecture de Champagne-Ardenne en collaboration avec le LHAC de l'ENSArchitecture de Nancy, a pour objectif de faire (re)découvrir vingt ensembles urbains et édifices construits principalement durant le XXe siècle, et situés de part et d'autre de la ligne de tramway.

Nous avons le plaisir de vous convier au vernissage ainsi qu'à la conférence associée de Lucile Pierron, le mardi 11 mars au Centre dramatique national "La Comédie" à Reims, à partir de 18h.
 

Journée Doctorale en Architecture

Vendredi 10 Avril 2015

LHAC - ENSarchitecture Nancy

Journée Doctorale en Architecture

JOURNEES DOCTORALES EN ARCHITECTURE LHAC—ARCHE—AMUP 

 
Ces journées semestrielles, initiées en 2014-2015, sont communes aux trois laboratoires : l'AMUP (École nationale supérieure d'architecture de Strasbourg), le LHAC (École nationale supérieure d'architecture de Nancy) et l'ARCHE (Université de Strasbourg). Elles sont organisées par un professeur rattachés à l'un des laboratoires : A.-M. Châtelet, D. Bocquet, C. Mazzoni et H. Vacher. Sont appelés à participer à chaque journée les doctorants et les étudiants suivis dans un parcours recherche sous la direction de l'un des professeurs.

Chaque rencontre regroupe des exposés de doctorants sur leur travail de thèse, ponctués par des échanges, ainsi que des discussions sur des questions méthodologiques et historiographiques, à partir de lectures proposées à l'ensemble des participants. 

Retrouvez le programme de la journée doctorale qui se déroulera au laboratoire LHAC de L'ENSarchitecture Nancy le vendredi 10 avril ici
 

Journées d'étude

Connaissance et préservation de l'art et de l'architecture sacrés en Meurthe-et-Moselle

27 et 28 septembre

Journées d'étude

L'association "Les Amis de Louis Mazetier" organise ce weekend (27 et 28 septembre) deux journées d'étude consacrées à la connaissance et la préservation de l'art et de l'architecture sacrés en Meurthe-et-Moselle.

Plusieurs visites d'édifices religieux feront ainsi l'objet d'une visite commentée, comme par exemple l'église Sainte-Marie-Madeleine de Bouxières-aux-Chênes (1922, architecte Alfred Thomas, vitraux de Jacques Gruber), l'église Sainte-Anne de Nancy (1956-1960, architecte Pierre Prunet, vitraux de Camille Hilaire), l'église de la Vierge-des-Pauvres de Nancy (1964-1967, architecte Dominique Louis), l'église Saint-Rémy de Baccarat (1954-1957, architecte Nicolas Kasis, vitraux du groupe Témoignage, sous la direction de Claude Idoux), etc.

Dans ce cadre, Lucile Pierron (enseignante à l'Ensa-Nancy, chercheur associé au LHAC) présentera le dimanche 28 septembre à 10h30 l'une des églises inscrites au programme de ces journées, l'église Saint-Léopold de Lunéville (1953-1954, abbé E. Aubry, P. Jacquot arch.), un édifice récemment inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. 


Contact : amis-mazetier@wanadoo.fr

La culture dans tous ses états

Appel à communications pour la 7ème journée jeunes chercheurs

appel à communication - date limite 13 janvier 2014

La culture dans tous ses états

La culture dans tous ses états
Septième journée jeunes chercheurs


La culture est ici entendue dans son sens large qui englobe le champ des pratiques culturelles, comme celui du patrimoine et des identités. Les communications pourront ainsi s’intéresser à la culture et aux cultures sur des territoires identifiés (en mettant en valeur tant les aspects théoriques que l’approche empirique du sujet) et porter sur plusieurs dimensions : les processus de construction et d’entretien de sentiments identitaires et communautaires (grâce au partage d’un territoire, d’une langue, d’une religion, d’une tradition, etc.), la culture des espaces (qui comprendrait des réflexions sur l’aménagement des territoires, l’habitat, l’urbanisme, l’architecture), la culture dans le champ artistique (qui regrouperait des communications liées à toutes les formes artistiques et toutes disciplines se rapportant à l’art : histoire de l’art, esthétique, médiation culturelle, etc.) et enfin, la culture numérique (qui contiendrait des travaux portant sur la toile : les réseaux sociaux, les jeux vidéo en ligne, les blogs, etc.).

Les septièmes journées jeunes chercheur-e-s sont ouvertes à des communications de doctorant-e-s, de jeunes docteur-e-s et post-doctorant-e-s de pays francophones dans diverses disciplines (sociologie, ethnologie, esthétique, arts, histoire, philosophie, sciences politiques, géographie, sciences de l’éducation, psychologie sociale, sciences de la communication et de l’information, etc.), l’objectif étant de permettre l’échange scientifique autour d’objets transversaux aux sciences humaines. Après le succès des six premières rencontres (notamment « La critique dans tous ses états » en 2007, dont les actes sont parus aux Editions du Portique, « L’action sociale dans tous ses états » en 2008 et « Le genre dans tous ses états » en 2009 aux Editions PUN, « Le soin dans tous ses états » en 2012, en cours de publication), les doctorant-e-s du Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales proposent pour 2014, de s’interroger sur « la culture dans tous ses états ». Ce colloque — soutenu par le 2L2S (EA 3478), l’Ecole Doctorale Fernand Braudel et l’association de la Pirogue — se tiendra à Metz au mois de novembre 2014. La publication des actes est envisagée.

Les propositions devront être de 1500 signes (espaces compris) maximum et pourront être accompagnées d’une courte bibliographie (5 références maximum).

Date limite de proposition : 13 janvier 2014

Plus d'informations ici

La ville Durable

V. Bradel / D. Levé / M. Verdier / C. Fries-Paiola

Café l’ABCMetz

20 janvier 2014 à 20h

La ville Durable

Minuit Conférence
sur le thème

la ville durable

le 20 janvier 2014 à 20h
au Café l’ABC
Place Charles de Gaulle
Metz

Vincent Bradel
architecte et enseignant-chercheur au LHAC, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nancy

Damien Levé
architecte-urbaniste

Marc Verdier
architecte-urbaniste et enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nancy

Modération :
Cécile Fries-Paiola
architecte et doctorante en sociologie à l’Université de Lorraine
LHAC : 2 conférences d'hélène vacher

LHAC : 2 conférences d'hélène vacher

Hélèné Vacher, Directrice du Laboratoire d'Histoire de l'Architecture Contemporaine / Ecole nationale supérieure d'architecture de Nancy donnera deux conférences en octobre :

Génie civil et urbanisme
le rôle des ingénieurs des Ponts et Chaussées au Maghreb au XXème siècle

Mardi 7 octobre 2014 à 2015
Les archives Nationales de Tunisie
122 bld du 9 avril 1938 - Tunis


Rabat 1912 - 2012 Patrimoines partagés et urbanisme
Mardi 14 octobre 2014 
18H30 Château du Charmois
2 av. du Charmois / Vandoeuvre


Partenariat avec Nord-Est VNF

Partenariat avec Nord-Est VNF

Partenariat entre l'ENSarchitecture de Nancy et le Nord-Est VNF - Etude sur la valorisation des maisons éclusières dans le département des Ardennes

Le 3 novembre 2014, la Directrice territoriale et le Directeur de l'école nationale supérieure d'architecture de Nancy ont signé une convention de partenariat.

Elle a pour objet la réalisation d'une étude sur les maisons de la direction territorale Nord-Est dans le département des Ardennes qui est pilotées par l'arrondissement.

L'étude a été confiée à Marie-Kinda Fares, architecte, docteur et chercheuse associée au Laboratoire d'Histoire de l'Architecture Contemporaine.
Elle sera composée d'une analyse du contexte historique et architectural, d'une monographie pour chacune des maisons et d'un inventaire argumenté des bâtiments les plus représentatifs, sur lesquels l'effort de sauvegarde devrait être porté, d'un point de vue architectural.

Article complet
 
Publication de l'ouvrage Au centre de l'Europe, sous la direction d'Eva Mendgen du LHAC

Publication de l'ouvrage Au centre de l'Europe, sous la direction d'Eva Mendgen du LHAC

Ce projet de livre fait suite au volume paru en 2007 dans le cadre de la capitale culturelle « Luxembourg et la Grande Région ». Ce second volume propose les différents points de vue d'auteurs, issus de milieux professionnels et de nationalités diverses, sur le paysage culturel de la Grande Région. On y voit se côtoyer les points de vue de critiques en architecture, d'architectes, d'historiens de l'art, de géographes et de paysagistes mais aussi de juristes, de philosophes, de théologiens, d'archéologues, de chercheurs en littérature et de journalistes, et parmi eux, les contributions de Joseph Abram et Christian François du LHAC. Des essais marquants ponctuent une balade photographique qui nous emporte dans le centre historique de l'Europe, où images et mots dessinent un portrait précis et détaillé de la Grande Région. 
 

Critique de Stefan Klein, publiée dans le Süddeutsche Zeintune, n°174, 30 juillet 2013 (traduction Anne Funke)


Courage!
Un livre franco-allemand sur l’idée européenne 
L’Europe a mauvaise réputation. La crise persistante, les disputes permanentes, les soucis au sujet de la stabilité de l’euro, la tutelle de Bruxelles – tout ça devient  lassant. Même si l’idée européenne est encore prêchée régulièrement dans les discours du dimanche, elle ne passionne plus les cœurs. Bien plus, elle menace de disparaitre dans les querelles mesquines de nations qui semblent ne pas s’apprécier les unes entre elles.
C’est un fait, si on ne s’approche pas de la question comme le fait Eva Mendgen, qui reprend et redessine cette idée européenne tellement discréditée. Elle démontre que les frontières nationales s’estompent de plus en plus, puisque quotidiennement près de 200 000 personnes les traversent entre leur domicile et leur lieu de travail. Trafic frontalier sur de courtes distances provoquant des échanges à grande échelle.
Eva Mendgen a focalisé son étude sur la région frontalière entre l’Allemagne, la France, la Belgique et le Luxembourg, dans un brillant ouvrage illustré de magnifiques photos. L’auteure entraine ses lecteurs dans un Grand Tour, voyage initiatique à travers l’Histoire millénaire tissée de liens culturels ancestraux et d’attaches familiales se jouant des frontières, jusqu’à cette période où le délire nationaliste se développe et le Français devient « ennemi héréditaire » de l’Allemand.
Les restes de cette folie sont encore visibles et se visitent au fil de la randonnée littéraire : sur la ligne Maginot et la ligne Siegfried, à Verdun et dans les villes fortifiées, à travers les blockhaus et les citadelles. La région est un vaste musée militaire à ciel ouvert. Pourtant c’est ce sol ensanglanté, où a grandi Robert Schuman, qui a porté la réconciliation européenne. Les écrits de Schuman sont toujours d’actualité et trouvent leur place dans plusieurs articles du livre.
La Lorraine, tantôt allemande, tantôt française ; la Sarre, tantôt allemande, tantôt française. Au cœur du labyrinthe de l’Histoire, on trouve aussi Schengen, petit village mosellan, synonyme de l’ouverture des frontières intérieures de l’Europe. Dans l’ambiance actuelle de léthargie européenne, on oublie vite la conséquence primordiale des accords de Schengen et la libre circulation des habitants des pays signataires, mais le livre d’Eva Mendgen s’attache à s’en souvenir.
La photo de l’ancienne borne frontalière au village de Habkirch rappelle ce jour d’avril 1848 lorsqu’une diligence passe avec à son bord un jeune homme au sauf-conduit signé « Charles ». Il s’agissait de Karl Marx traversant la frontière alors franco-bavaroise, le Manifeste du Parti communiste dans ses bagages. Aujourd’hui cette frontière est celle entre la Sarre et la Lorraine. Mais que veut encore bien dire le terme de frontière ? A peu d’autres endroits, les communes françaises et allemandes sont si proches qu’entre Sarre et Moselle.
Eva Mendgen a intitulé son livre « Au Centre de l’Europe 2 ». 2, car c’est le second ouvrage qu’elle présente sur ce thème. Le ton du livre peut sembler parfois un peu trop flatteur, élogieux d’une Europe en miniature. Et il faut arriver à la page 197 pour apprendre que la région doit aussi faire face à des problèmes certains. Mais après tout, pourquoi ne pas glorifier par cet hymne bilingue et éclatant ce qui trop souvent retentit comme une marche funèbre. 

Eva Mendgen (direction), Au Centre de l’Europe – Im Reich der Mitte 2, Konstanz, Hartung-Gorre-Verlage,  2013, 239 pages.



Publication de l'ouvrage Le Corbusier, albums d'Afrique du Nord, par Danièle Pauly du LHAC

Publication de l'ouvrage Le Corbusier, albums d'Afrique du Nord, par Danièle Pauly du LHAC

A l'occasion des voyages qu'il fit en Afrique du Nord, en août 1931 et en mars 1933, Le Corbusier utilisa, outre ses habituels carnets de poche, deux grands albums à spirale, recouverts d'une couverture cartonnée grise. Ceux-ci sont -avec l'album "La Roche" et avec les deux albums de l'arrivée à Paris en 1917- les plus précieux dans le corpus détenu à la Fondation Le Corbusier. Ils renferment des dessins caractéristiques de la production la plus heureuse de l'artiste, celle des années trente.
Au fil des pages, se succèdent scènes de genre saisies dans des villages marocains, portraits de femmes mauresques, nus féminins, paysages maritimes de la baie d'Alger ou de la côte marseillaise, esquisses d'implantation d'un projet pour la capitale algérienne, vues aériennes prises dans le désert saharien ; et enfin, de nombreux croquis faits au M'Zab où l'architecte découvre avec stupeur, émotion et enthousiasme une civilisation inattendue, vieille de mille ans, dans l'oasis de Ghardaïa.

Danièle Pauly, Le Corbusier, Albums d'Afrique du Nord, Voyages au M'Zab de 1931 et 1933 (ouvrage bilingue), Fondation Le Corbusier, AAM Editions, avec le soutien du LHAC, 2013, 213 p.
Publication du premier numéro des Cahiers du LHAC

Publication du premier numéro des Cahiers du LHAC

Le premier numero des Cahiers du LHAC vient de paraître et est disponible dans les locaux du LHAC, aux heures d'ouverture du laboratoire.
Ce premier numero des Cahiers du LHAC fait suite aux trois conférences et à la table-ronde qui se sont déroulées à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy les 10,17 et 24 novembre 2012, sous l'intitulé Jean Prouvé, de l'atelier à l'enseignement. transmission d'une culture technique. Il rassemble les contributions de Caroline Bauer, Jean-Jacques Clauss, Christian Enjolras, Jean-Marie Helwig, André Guillerme, Gwenaël Querrien et Hélène Vacher.
Publication du second numéro des cahiers du LHAC

Publication du second numéro des cahiers du LHAC

PUBLICATION
Les cahiers du LHAC N°2


Après avoir consacré leur premier numéro à Jean Prouvé, les Cahiers du LHAC explorent la thématique Habitat et expérimentation : ce deuxième volume rassemble huit contributions émanant de chercheurs du LHAC et de diplômés de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy ayant, pour certains, engagé une thèse dans le cadre du laboratoire. La note introductive d'Hélène Vacher, directrice scientifique du LHAC, présente les articles de Lucile Pierron, Vianney Leheup, Pierre Maurer, Sébastien Labruyère, Wydad Tedjini-Baïliche, Thibaud Loegler, Karine Thilleul et Gilles Marseille ; ils questionnent essentiellement des problématiques lorraines, mais aussi des thématiques articulées sur d'autres territoires.

Le Laboratoire d'Histoire de l'Architecture Contemporaine (LHAC), créé en 1985, est une unité de recherche de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy. Il a investi plusieurs champs de recherches et s'est fait reconnaître dans le domaine de l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme du XXe siècle.



Pour plus d'informations : valerie.balthazard@nancy.archi.fr

Rencontres doctorales à Marseille

intervention de Pierre Maurer

3, 4 et 5 septembre 2015

Rencontres doctorales à Marseille

Intervention de Pierre Maurer, doctorant

Les 3, 4 et 5 septembre prochain se tiendront à Marseille les rencontres doctorales en architecture.
Pierre Maurer, doctorant à l'école d'architecture (LHAC), interviendra le vendredi 4 à 11h10, pour présenter son travail de thèse sous le titre : « Architecture et urbanisme à Metz : Évolutions des grands projets municipaux au regard des acteurs de la construction durant les Trente Glorieuses. »

 

http://rencontresdoctorales2015.marseille.archi.fr/


Robert Joly (1928-2012) un architecte urbaniste

Avec Joseph Abram et Alexandra Schlicklin de l'ENSarchitecture de Nancy

Cité de l'architecture & du patrimoine - Palais de Chaillot

7 décembre 2013

Robert Joly (1928-2012) un architecte urbaniste

Journée d'étude samedi 7 décembre 2013 de 10h à 17h30

Avec Joseph Abram, enseignant à l’ENSA Nancy, Gérard Féry, ancien membre de l’agence de Robert Joly, Odile Jacquemin, association MALTAE, Alexandra Schlicklin, doctorante sur Robert Joly.

Cité de l'architecture & du patrimoine - Palais de Chaillot
Auditorium - Accès par le 7 avenue Albert de Mun
Paris 16ème (M°Iéna ou Trocadéro)

Programme et inscriptions


Un an après sa mort, retour sur l’itinéraire de Robert Joly (1928-2012), urbaniste et architecte, historien et enseignant. Formé à l’Institut d’urbanisme de l’université de Paris en 1947 puis aux Beaux-Arts de Paris, il élabore une œuvre variée, façonnée par des influences multiples : urbanisme culturaliste et classique, modernité nordique, œuvres tardives de Le Corbusier, réalisations brutalistes anglaises, architecture vernaculaire, et une approche sociale de la ville et de l’architecture.

Il participe à des opérations d’urbanisme (La Défense, 1958, avec Robert Auzelle), à des plans de villes nouvelles postcoloniales (Nouakchott, 1959), aux grands concours de ZUP (1961, 1962). Puis, à partir de 1976, il dirige l’élaboration de cinq secteurs sauvegardés, liant urbanisme opérationnel et patrimoine et renouvelant approche et méthodologie.

Parallèlement, architecte libéral, il livre des réalisations dont le point commun réside dans l’intégration au contexte : non monumentaux, ses bâtiments jouent sur des valeurs de discrétion, d’élégance et de respect du site et des usagers. Son engagement dans la politique, l’enseignement (1966) et la recherche (1974) orientent aussi l’homme et ses réalisations.

Architecte-conseil départemental depuis 1969, il investit le domaine de la ruralité dans ses aspects sociologiques, architecturaux et paysagers : l’assistance architecturale qu’il met en place préfigure les CAUE.

Ses écrits témoignent de ses attaches à la théorisation de la ville et l’environnement (1985-1986) ; avec son frère Pierre Joly il écrit sur un autre architecte engagé (Lurçat, 1995). Moderne sans dogmatisme, l’œuvre de Robert Joly est à l’image de son parcours : protéiforme.

 

Soutenance de thèse / Caroline Bauer

L’agence André au temps de Jacques et Michel (Nancy, 1929-1973) Architecture, réseaux et filiations

La Sorbonne / 1 rue Victor Cousin, Paris

vendredi 27 novembre 2015 à 15h

Soutenance de thèse / Caroline Bauer

L'agence André au temps de Jacques et Michel (Nancy, 1929-1973)
Architecture, réseaux et filiations



Caroline Bauer, architecte, doctorante (Université Paris 1 Panthéon-sorbonne) et chercheur associé au LHAC de l'École Nationale Supérieure d'architecture de Nancy, soutiendra sa thèse vendredi 27 novembre 2015 à 15h à Paris (Salle Jean-Baptiste Duroselle / Sorbonne / Galerie J.B. Dumas / 1 rue Victor Cousin)



Jury :

Claude MASSU, Professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse
Joseph ABRAM, Professeur, École Nationale Supérieure d'architecture de Nancy
Jean-Lucien BONILLO, Professeur, École Nationale Supérieure d'architecture de Marseille
Hélène JANNIERE, Professeur, Université Rennes 2
Richard KLEIN, Professeur, École Nationale Supérieure d'architecture et de paysage de Lille


Résumé :
La thèse s'intéresse à l'agence André entre 1929 et 1973, période d'activité des frères Jacques et Michel André, architecte et ingénieur. Elle interroge leur production dans son contexte spatial et historique, à la lumière des notions de filiations et de réseaux.
Issus d'une importante dynastie d'architectes en Lorraine, ils bénéficient d'un héritage à la fois matériel et intellectuel. Cet ancrage, soutenu par la foisonnante École de Nancy du début du siècle, favorise les réseaux de proximité comme les échanges culturels internationaux. Les frères André prolongent ce dynamisme critique en s'impliquant dans le Comité Nancy-Paris, l'Union des artistes modernes et la revue L'Architecture d'aujourd'hui.
Dans l'Entre-deux-guerres, ils sont les premiers architectes à collaborer durablement avec Jean Prouvé, avant d'associer à l'agence Claude, le fils de ce dernier, dans les années 1960. Proche des entrepreneurs locaux, les deux frères questionnent la valeur constructive de l'architecture : ils s'attachent à atteindre la perfection technique et expérimentent les matériaux. Cette recherche traverse leur production, depuis leur première grande réalisation, l'Institut de zoologie, inspirée par les procédés de Frank Lloyd Wright, jusqu'au musée de l'Histoire du fer, symbole de gloire industrielle régionale. Tandis que les années 1930 constituent une période d'intense créativité, l'agence développe après-guerre les outils nécessaires pour faire face à une commande massive, notamment postale, et se met en quête de productivité.
L'agence des frères André constitue ainsi un témoin privilégié des bouleversements de la production architecturale au cours du XXème siècle.


Institut de zoologie, Jacques et Michel André, Nancy, 1932-1933.

Photographe anonyme

Soutenance de Thèse/Alexandra Schlicklin

Robert Joly (1928-2012) Urbaniste, moderne, intellectuel : Les nouvelles figures de l'architecte

Lundi 24 novembre 2014 - 14h - Amphi B

Soutenance de Thèse/Alexandra Schlicklin

Robert Joly (1928-2012)
Urbaniste, moderne, intellectuel :
Les nouvelles figures de l'architecte
 

Alexandra Schlicklin doctorante au laboratoire LHAC de l'École Nationale Supérieure d'architecture de Nancy soutiendra sa thèse le lundi 24 novembre 2014 à 14h dans l'amphi B.
 

Membres du jury :
Direction de thèse : 
M. Roland HUESCA, professeur à l'Université de Lorraine, Metz.
M. Joseph ABRAM, architecte, professeur à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy ;
M. Richard KLEIN, architecte, docteur en Histoire de l'Art, HDR, professeur à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Lille ;
M. Serge MBOUKOU, docteur en Sociologie et Anthropologie sociale, professeur à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy ;
Mme Danièle VOLDMAN, docteur en Histoire de l'Architecture, professeur à l'Université Paris-I Panthéon-La-Sorbonne.

Résumé de thèse : 
La thèse dresse le portrait de Robert Joly (1928-2012), et à travers lui d'une époque de renouvellement des métiers et postures de l'architecte dans les années 1960-1990 en France.
Robert Joly traverse les débats majeurs de la profession et y prend souvent une part active voire militante, soit par la construction architecturale, soit par d'autres médias d'écriture et de théorisation. L'architecte diplômé des Beaux-Arts est aussi urbaniste de formation. Entre 1928 et 1957, il constitue son bagage personnel de références : le goût du territoire, le choix de l''architecture moderne nordique et l'héritage de l'urbanisme français sont les premiers fondements intellectuels de son parcours.
 
Entre 1958 et 1969, il explore la place de l'urbanisme dans la pratique architecturale, depuis l'aménagement et la planification territoriale jusqu'à l'intégration urbaine et paysagère des projets. Mais l'architecte construit aussi beaucoup durant cette décennie, arrivant à la fin des années 1960 à la maturité d'une pratique architecturale complexe et riche. Ses oeuvres sont orientées dans le sens de modus operandi viables, permettant à la modernité architecturale de perdurer en l'acclimatant à des contextes géographiques, humains et culturels.
 
A partir du milieu des années 1960, il s'interroge avec ceux de sa génération sur le devenir de la modernité en crise, et sur l'évolution des rôles de l'architecte. De nouvelles pratiques s'ouvrent alors, dont  l'assistance architecturale et la recherche. L'architecte continue de construire, s'intéressant à l'apport des sciences humaines dans les bâtiments, en lien avec les revendications portées par mai 68. L'engagement de l'architecte comme intellectuel passe encore par le militantisme politique, et par l'écriture et l'enseignement.